Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

La majorité présidentielle en RDC explose.

vendredi, 18 septembre 2015 05:23
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Un ministre et un conseiller spécial en matière de Sécurité nationale de la RDC viennent d’être révoqués par le Président Joseph Kabila. Leur seul crime : avoir écrit au Président de la RDC pour le respect de la Constitution de la RDC et ne pas briguer un troisième mandat.

 

 

Tout commence par la position de 7 partis politiques de la Majorité Présidentielle reflétée pour la troisième fois dans un Mémorandum au Président de la République ce lundi.  Ces partis politiques de la Majorité Présidentielle demandent au Président Joseph KABILA KABANGE de ne pas briguer un troisième mandat en respectant la Constitution de la RDC. Dans ce Mémorandum, ces 7 partis de la famille présidentielle affirment que « la RDC a d’autres fils et filles qui sont capables de diriger ce pays géant de l’Afrique centrale avec plus de 2.345.000 kilomètres carrés » termine ce troisième Mémorandum de rappel au Président Joseph KABILA KABANGE.

La réponse du destinataire ne s’est pas faite attendre. Après une réunion de crise de la Majorité Présidentielle ce mercredi, le Président de la République a pris la décision de révoquer son Ministre National du Plan Olivier Kamitatu et son Conseiller spécial en matière de Sécurité Nationale Pierre Lumbi. Olivier Kamitatu ancien ministre national du Plan est accusé  d’avoir « gravement manqué au devoir déontologique auxquels sont soumis les membres du Gouvernement, notamment l'obligation de réserve et de discrétion en toute circonstance » selon l’ordonnance présidentielle lue ce mercredi soir à la télévision publique. Quant à Pierre Lumbi, il lui est reproché « manquements graves au devoir déontologique auxquels sont soumis les membres du cabinet du Président de la République ». Toutes ces personnalités de la politique congolaise se trouvent sur la liste des 7 signataires du Mémorandum envoyé au Président Joseph Kabila. Olivier Kamitatu est le Président national du parti Alliance pour le renouveau du Congo alors que Pierre Lumbi est l’autorité morale du parti Mouvement social pour le renouveau.

 

Réactions des uns et des autres.

 

Sur son compte Twitter, l’ancien Ministre du Plan Olivier KAMITATU a écrit « Je prends cette révocation comme un grand honneur qui m'est fait dans le combat pour le respect de la Constitution et de l'intérêt national ». L’annonce de ces révocations est intervenue quelques heures après une réunion du bureau politique de la Majorité présidentielle qui a constaté « l’auto-exclusion » de 7 chefs de partis membres de cette plateforme qui ont adressé une lettre ouverte à Joseph Kabila, lui demandant de garantir le respect absolu de la Constitution. « Nous avons siégé avec les auteurs de cette lettre dans l’espoir de pouvoir débattre avec eux du contenu de celle-ci, mais nous avons constaté au cours du débat qu’ils se sont eux-mêmes mis en marge de notre famille politique, ils ont même physiquement quitté le lieu de la réunion. Ce qui nous a amené à la conclusion qu’ils se sont auto-exclus de notre famille politique, la majorité présidentielle», a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, membre du bureau politique de la Majorité Présidentielle.

 

Manifestation de l’opposition à Kinshasa qui se termine en affrontements.

 

Hasard du calendrier, ce mardi l’opposition congolaise organisait une manifestation politique contre ce qu’elle appelle le glissement du calendrier électoral et appelle au respect du mandat présidentiel au cours d'un meeting populaire, organisé mardi 15 septembre, au terrain Sainte-Thérèse, dans la commune de N'djili (Kinshasa). A cette occasion, plusieurs partis de l'opposition ont également plaidé pour l'alternance politique en 2016.Le président de l'Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe ancien bras droit de Kabila, a invité toute l'opposition à l'unité pour l'intérêt du peuple congolais: «Nous voulons aussi lancer une opération de l'éveil de la conscience congolaise. Leur destin, c'est entre leurs mains. C'est nous les leaders, nous devons nous mettre devant. En même temps, nous devons ignorer nos intérêts égoïstes». En marge de cette cérémonie, l'opposition a recommandé notamment la libération de tous les prisonniers politiques dont Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi. Des sources concordantes affirment que l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n'a pas pris part à ce meeting qui a connu une fin agitée avec des affrontements entre un groupe de jeunes identifiés comme étant proches de la majorité et certains manifestants. Les mêmes sources indiquent que ces échauffourées auraient occasionné des blessés graves.

Joseph Kabila a été réélu en 2011 pour un deuxième et dernier mandat de 5 ans qui s’achève en décembre 2016, selon la Constitution actuelle de la RDC.

La question de troisième mandat dans les pays de la région des Grands lacs est devenue comme un virus. Le Burundi est déjà dans une crise socio-politico sécuritaire avec des incidences économiques graves depuis fin Avril 2015 suite à la volonté du Président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, lequel a été officialisé le 20 août. Plus d’une centaine de personnes tuées, plus de 150.000 réfugiés dont des acteurs politiques, des activistes de la société civile et des journalistes et la peur qui  ronge les habitants de la ville de Bujumbura notamment où l’insécurité ne fait que s’accroître.

En RDC, la crise ne fait que commencer au sein de la Majorité présidentielle alors qu’au Rwanda, le Gouvernement a déjà mis en place une commission d’experts pour étudier la possibilité de changer la Constitution post Génocide qui pourra permettre au Président Paul Kagame de briguer un troisième mandat à la fin de ces deux mandats prévus en 2017.

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