Retour de 93 000 Burundais de Tanzanie : FEWS NET souligne les défis alimentaires
Par : Digne Karondo
Le retour massif de réfugiés burundais en provenance de Tanzanie pose d’importants défis humanitaires, notamment en matière de sécurité alimentaire, selon un communiqué du 2 février du réseau de systèmes d’alerte précoce contre la famine, FEWS NET.
Environ 93 000 réfugiés burundais rapatriés de Tanzanie sont attendus au Burundi entre décembre 2025 et mai 2026, selon le réseau de systèmes d’alerte précoce contre la famine, FEWS NET. Ce retour intervient après l’annonce, faite depuis novembre dernier par le gouvernement tanzanien, de la fermeture des camps de réfugiés de Nduta et de Nyarugusu d’ici mai 2026. La majorité de ces rapatriés devrait s’installer dans les régions de l’est du pays.
FEWS NET indique que les rapatriés burundais bénéficient généralement d’une assistance alimentaire limitée à trois mois après leur retour. Toutefois, le réseau estime que cette aide devrait être prolongée jusqu’à deux ans, la plupart des ménages éprouvant des difficultés à couvrir leurs besoins alimentaires de base pendant une période prolongée après leur réinstallation. Bien que les rapatriés représentent moins de 20 % de la population totale des zones concernées, nombre de familles se retrouvent en situation de crise d’insécurité alimentaire une fois l’assistance initiale achevée, principalement en raison du manque de ressources.
Dans le cadre de ses programmes actuels, le Programme alimentaire mondial a fourni, au mois de décembre, une assistance alimentaire et financière à plus de 125 000 réfugiés et demandeurs d’asile congolais ainsi qu’à environ 4 000 rapatriés burundais. Selon les capacités disponibles, le PAM pourrait couvrir environ 75 % des réfugiés jusqu’au mois de mai de cette année.
Concernant les rapatriés attendus entre janvier et juin, le PAM précise qu’avec les ressources actuellement disponibles, seuls 55 000 rapatriés, soit environ 60 % des 93 000 attendus, pourront bénéficier d’une assistance alimentaire.

