ACAT Burundi alerte sur la persistance des graves violations des droits humains
Par : Davy-Claude Mbananayo
Les violations graves des droits humains se poursuivent au Burundi, selon un rapport de monitoring publié par l’organisation ACAT Burundi pour le mois de janvier 2026.
Dans ce rapport, ACAT Burundi documente plusieurs atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique des personnes dans différentes régions du pays, notamment des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements, des actes de torture et d’autres violences physiques.
L’organisation cite notamment l’enlèvement de Thadée Gahungu, résident de la zone Musaga, dans la commune Mugere. Ancien militaire des ex-FAB et employé de la société Garda World Security, il a été enlevé le 16 janvier 2026 à la sortie de son lieu de travail. Depuis cette date, aucune information n’a été communiquée sur son sort et sa localisation demeure inconnue.
Au cours du même mois, ACAT Burundi rapporte également la poursuite des actes de harcèlement et d’intimidation commis par des jeunes Imbonerakure à l’encontre de citoyens, en particulier ceux affiliés aux partis d’opposition ou perçus comme tels. L’organisation affirme que ces agissements se déroulent avec la protection et l’instrumentalisation des autorités issues du parti au pouvoir, le CNDD-FDD.
Par ailleurs, le rapport fait état de pratiques attribuées à certains agents des services de renseignement, consistant à extraire des détenus de lieux de détention non officiels durant la nuit, à leur infliger des tortures physiques, notamment des coups, avant de les transférer vers des prisons reconnues afin de dissimuler les traces de mauvais traitements.
ACAT Burundi condamne fermement ces actes de torture infligés à des citoyens par des agents de l’État et réclame l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes et impartiales. L’organisation demande que les auteurs soient identifiés, poursuivis et sanctionnés conformément à la loi, et que les victimes obtiennent réparation pour les préjudices subis.
ACAT Burundi estime que les autorités étatiques doivent désormais prendre des mesures concrètes et efficaces pour mettre fin à l’impunité et mettre un terme à ces violations des droits humains.

