Quand le Burundi peine à se défaire des sachets en plastiques

Il s’observe une carence d’emballage biodégradable dans les marchés, les magasins et les pharmacies. Les vendeurs de ces emballages indiquent que lorsqu’ils vont s’approvisionner dans les entreprises qui les fabriquent on leur rétorque que les stocks sont vides. D’où ils se retrouvent dans l’obligation de faire recours aux sachets non-dégradables.

L’utilisation des sachets en plastique s’observe encore en mairie de Bujumbura tout comme à l’intérieur du pays. C’est la société PACOBU qui a le monopole de fabrication des emballages biodégradables. Pourtant, lorsque les vendeurs de ces derniers y vont pour s’approvisionner, on leur signifie qu’il n’y en a pas. ‘’ La manière de travailler de la société PACOBU n’est pas claire. Il y a des emballages de différentes dimensions. Quand tu vas là-bas pour leur montrer l’échantillon de ce que tu veux, on te dit qu’ils n’en ont pas ou que la seule machine utilisée ne fonctionne pas ou encore qu’ils n’ont pas la matière première.’’ Témoigne ce vendeur.

Les vendeurs d’emballages biodégradables font savoir en effet, que si jamais on ne multiplie pas les entreprises de fabrication de ces emballages, la problématique d’utilisation des sachets en plastique ne sera jamais résolue. ‘’ Compte tenue de la demande sur le marché, il faudra multiplier les sociétés pour fabriquer plusieurs emballages. Si non, l’utilisation des sachets non-dégradables dans les pharmacies les boucheries, les alimentations et les marchés n’est pas prêt de s’arrêter.’’

Il y a plus d’une année que le gouvernement a pris une décision interdisant l’utilisation des sachets en plastique. Il avait également promis qu’une loi serait mise en place pour faciliter la fabrication et la commercialisation de ces emballages.