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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La liberté de la presse mise à mal par la crise de 2015

La crise de 2015 liée au troisième mandat de feu président Pierre Nkurunziza a fait que les médias privés soient attaqués et plus d’une centaine de journalistes ont pris le chemin de l’exil et ont continué à informer la population.

La Radio Publique Africaine est parmi les radios attaquées, beaucoup de ses projets ont été voués à l’échec suite à la crise de 2015.

Le directeur de la RPA, Bob Rugurika revient sur le rôle des médias et la façon dont ce métier s’est dégradé. ‘’ Le journalisme est parmi les piliers de la démocratie et de la liberté d’expression. Alors, actuellement que plus de 100 journalistes ont fui le pays, des médias incendiés, c’est une grande perte pour le pays, vous comprenez que les principes de la démocratie ont été violés et que la liberté d’expression va de mal en pis. Si tous les journalistes exerçaient encore leur métier étant au pays, différents crimes n’allaient pas être commis car on était devenu, des chiens de garde. C’est nous qui allons aussi aider, les gens à se rapatrier, si le Cndd-Fdd n’avait pas une courte mémoire, il devrait se rappeler, que c’est en grande partie suite au  travail mené par les médias, qu’il est revenu au pays. ‘’

Dans la logique, d’être la voix des sans voix, différents projets de la RPA avaient été élaboré mais ils ont été avortés par le régime, selon Bob Rugurika. ‘’ Par exemple, la RPA voulait ouvrir ses antennes dans certains coins du pays dans le but de toucher toute la population burundaise qu’elle soit suffisamment informée sur divers sujets. On comptait créer des emplois via nos différents projets. Souvenez-vous du Tanganyika studio, qui faisait la promotion de la musique burundaise. On projetait aussi d’ouvrir une télévision. Si le gouvernement en place le souhaite bien, on pourra réaliser nos projets afin de redorer l’image de notre pays.’’

Actuellement, la liberté d’expression est en danger au Burundi. Les gens perdent les leurs par manque d’alerte, un travail que menaient souvent les journalistes dans leur rôle de chiens de garde. ‘’ Le travail des médias indépendants se pratique dans une liberté totale. La population s’adressait souvent à nous en cas d’alerte ou autre, maintenant, elle ne sait plus à quel saint se vouer. Moi-même, je suis un exemple parlant, alors que j’étais emprisonné, c’est grâce aux médias que le projet de m’assassiner a échoué. Lorsqu’un membre de l’opposition était arrêté, on relayait l’information et la personne recouvrait sa liberté et aujourd’hui, ce n’est plus pareil. Les autorités se rendaient au terrain sur base de nos informations, maintenant ce n’est plus le cas.’’

Bob Rugurika ajoute que le pays s’est plongé dans une crise économique et son image est ternie au niveau de la communauté internationale. ‘’ C’est au lendemain de l’attaque des médias que la communauté internationale a pris des sanctions contre le Burundi. Parmi les conditions de l’Union Européenne avant la levée des sanctions contre le Burundi figure  l’ouverture de l’espace médiatique. Le Burundi a perdu plus de 500 millions de dollars américains. L’image du Burundi est ternie dans le concert des nations suite aux crimes répétitifs qui se commettent au pays, vous comprenez pourquoi les hommes d’affaire étrangers ne peuvent pas investir.’’

Une grande majorité des journalistes de ces médias incendiés ont fui leur pays natal et ont continué leur métier dans leurs pays de refuge, malgré diverses difficultés, auxquelles ils font face. ‘’ On a continué à exercer notre métier dans nos pays d’accueil mais, on fait face à de multiples difficultés liées à l’exercice de notre métier. A part ces difficultés, on est reconnaissant envers la population qui continue à nous informer, ce qui se passe chez eux. ‘’

Bob Rugurika fait un clin d’œil au nouveau pouvoir exécutif burundais de redresser le pays et de punir sévèrement les auteurs de différents crimes afin que le pays recouvre la paix. Le directeur de la RPA lance un appel aux journalistes et aux burundais qui ont fui leur pays d’être solidaires, car, selon lui, c’est l’un des moyens de retourner dans leur pays.

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