Le Burundi serait-il sur le point d’être éjecté de l’EAC ?

Deux pays membres de la communauté est-africaine handicapent le fonctionnement de cette communauté par le non-paiement de leurs contributions. Parmi les conséquences déjà enregistrées, les députés de cette communauté totalisent trois mois sans perception de leurs salaires.

Les Etats membres de l’EAC doivent honorer leurs obligations d’envoi de fonds. C’est du moins les déclarations du député kenyan à l’Assemblée de la communauté est-africaine, EALA en sigle, Abdikadir Aden. C’était lors d’un débat houleux à l’EALA la semaine du 21 au 27 juin dernier, lit-on dans  le journal The East African.

Selon ce journal, le débat concernait surtout le Burundi et le Soudan du Sud qui ont été accusés par les députés de l’EALA d’être toujours en retard dans le paiement de leurs contributions annuelles au sein de la communauté.

Furieux, ces députés auraient adopté une résolution pour expulser les deux pays de la communauté, indique toujours The East African.

Leur sort reste maintenant dans les mains du Conseil des ministres de l’EAC, poursuit The East African. Abdikadir Aden a proposé la motion demandant aux dirigeants d’invoquer les articles 143 et 146 qui appellent à la suspension et l’expulsion de la communauté des membres qui manquent à leur paiement annuel. Une idée qui aurait été appuyée par le tanzanien Abdullah Hasnuu Makame. Ce dernier aurait manifesté son mécontentement par rapport au fait qu’aucune sanction n’ait été prise contre ces deux pays, et ce malgré les conséquences qui se répercutent sur toute la communauté. En effet, conclut The East African, les députés de l’EALA n’ont pas reçu leurs indemnités de présence depuis le mois de mars  tandis que d’autres employés n’ont pas encore perçu leurs  salaires  du mois de juin.

La Communauté Est-Africaine apporte des éclaircissements sur la crise financière évoquée

La problématique des travailleurs qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis plus de 3 mois n’a pas été évoquée par la Communauté Est-Africaine. Dans son communiqué de ce mardi 07 juillet, l’EAC indique tout simplement que le budget sera analysé par le conseil des ministres prévu les 10 et 11 juillet, après de nombreux reports réclamés par certains pays membres.

La communauté est-africaine explique surtout que le journal the East African a menti dans son article qui parlait de la crise financière au sein de cet organe sous-régional.

Par exemple, la Communauté est-africaine nie le fait qu’il aurait déclaré persona non grata ses employés en fin de contrat. « Ils ont toujours accès aux bureaux de la communauté pour exercer leurs fonctions en attendant le renouvellement de leurs contrats par le conseil des ministres », indique la Communauté Est-Africaine.

La communauté qualifie également de mensonge l’affirmation par le journal the East African que les députés ont voté une loi permettant d’expulser deux pays à cause du non-paiement de leurs contributions respectives. La communauté est-africaine indique qu’actuellement il n’y a qu’un seul pays qui est en ordre en ce qui concerne les contributions.

Dans son communiqué, la Communauté est-africaine nie enfin qu’il y a un mauvais climat entre le secrétaire général de l’EAC qui est burundais et 2 rwandais, le président de l’assemblée législative et le président du conseil des ministres de l’East African Community.