Les dessous sur la mort de Nkurunziza

Le gouvernement de la République du Burundi a annoncé ce mardi 09 juin la mort du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, une mort survenue officiellement suite à un arrêt cardiaque. Pourtant, certaines sources révèlent qu’il aurait été emporté par le coronavirus. 

Les informations faisant état de l’admission du président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza à l’hôpital du cinquantenaire ‘’ Natwe turashoboye’’ de la province Karusi nous sont parvenues la nuit du samedi 6 juin.

Au courant de cette journée de samedi, le chef de l’Etat était en province Ngozi pour assister à un match qu’il n’a pas achevé selon les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Se sentant mal à l’aise, Nkurunziza a été vite conduit en province Karusi pour se faire soigner. A son arrivée à l’hôpital de Karusi, tout un bloc a été évacué pour laisser la place à Nkurunziza, sa garde et sa suite, un bloc qui était d’ailleurs jalousement surveillé. Les informations qui nous sont parvenues affirment que le chef de l’Etat était sous assistance cardio-respiratoire, suivi par une équipe multidisciplinaire de médecins. Ces derniers disent qu’il aurait contracté le coronavirus.

C’est au moment où son épouse venait de passer plus d’une semaine au Kenya sous traitement pour le Covid-19. Après le décès de Pierre Nkurunziza ce lundi 08 juin, c’était le silence total au sein du gouvernement du Burundi. Le lendemain dans l’après-midi, ce même gouvernement a sorti un communiqué annonçant la mort du numéro un burundais suite à un arrêt cardiaque.

Pourtant, certaines sources disent qu’il aurait été emporté par la coronavirus. Les informations dignes de foi font savoir que différentes autorités se sont réservées de diffuser ce message car feu Nkurunziza lui-même et son gouvernement ont pris à la légère cette pandémie, s’attaquant même à certains pays qui essaient de faire face au Covid-19.

Pour le moment, au sein du parti Cndd-Fdd et dans des cercles proches de feu Pierre Nkurunziza, l’on parle d’autres mobiles qui auraient précipité la mort du chef de l’Etat.