Véreuse exploitation de la SOSUMO par ses cadres

Les travailleurs de la Société Sucrière du Moso, SOSUMO en sigle, s’inquiètent de la gestion des terres de ladite société. Certains cadres de la société font louer les terres non exploitées de cette société. Des fois la canne sucre est associée à d’autres cultures. Les travailleurs estiment qu’une telle pratique pourrait coûter cher à la société.

La Société Sucrière du Moso possède des propriétés allouées à la culture de la canne à sucre mais qui ne sont pas exploitées. Cette société a encore d’autres domaines où les plantations de canne à sucre ont été emportées par la pluie. Toutes ces terres ont été attribuées aux privés pour y cultiver et l’argent obtenu finit dans les poches de certains responsables de la société. ‘’ La SOSUMO a des terres qui ne sont pas cultivées et d’autres dont les cultures ont été emportées par l’érosion puisque ces deux dernières années il y a eu beaucoup de violentes précipitations. Au lieu de les réhabiliter, certains responsables préfèrent les faire louer pour amasser de l’argent ‘’, a témoigné un des employés.

De surcroit, un autre employé a révélé que dans les champs de canne à sucre, on y plante d’autres cultures incompatibles avec cette culture. Et notre source de préciser que cette pratique bénéficie  à certains cadres de la SOSUMO. ‘’ Dans certains champs de cannes à sucre, on peut trouver d’autres cultures comme le haricot et le maïs alors que cela est fortement déconseillé. Les plants de canne à sucre ne se mélangent ni ne cohabitent jamais avec d’autres cultures. C’est vraiment une première. Tous ceux qui font ça le font moyennant l’argent qu’ils donnent aux responsables ‘’.

Les responsables pointés du doigt dans ce dossier sont Jean-Claude Ntwari, le Directeur en charge de l’agriculture dans la SOSUMO et Samuel Niyongabo, chargé de la gestion des terres de cette société. En guise de justification, ce dernier martèle souvent que les plantes de canne à sucre ne poussent pas dans les champs qui ont connu l’érosion, selon toujours les employés de la société SOSUMO.

La rédaction de la RPA a contacté Jean-Claude Ntwari pour qu’il s’exprime sur ces accusations de la part des employés et ce dernier a nié ces reproches. Quant à Samuel Niyongabo, il n’a pas décroché son téléphone.