Une centaine d’enseignants demandent d’être rétablis dans leurs droits

Les enseignants qui ont été détaché de leurs fonctions pour travailler dans la préparation des dernières élections demandent leur réintégration comme le prévoit le code du travail burundais. Ces enseignants des différents coins du pays, indiquent qu’ils ont saisi leur ministère de tutelle mais celui-ci n’a encore rien fait pour qu’ils reprennent leurs fonctions.

Ces enseignants qui demandent la réintégration dans leurs fonctions sont au nombre de 169 et sont subdivisés en deux catégories. La première est composée d’enseignants qui étaient dans la commission électorale communale indépendante et la deuxième comprend ceux qui faisaient partie de la commission électorale provinciale indépendante.

Selon les informations que nous détenons de ces enseignants, après les élections, la CENI a remis ces employés à la disposition de deux ministères, à savoir celui de la fonction publique et celui de l’éducation.

Les mêmes enseignants précisent que, conformément à la pratique d’usage en cas de détachement, ils ont adressé des correspondances de demande de réintégration à leur ministère de tutelle. Lesquelles correspondances sont restées sans suite jusqu’à date. D’où leurs frustrations, surtout qu’ils viennent de passer deux mois dans l’attente d’une probable réintégration alors que ceux des autres ministères, en l’occurrence celui de la justice, ont déjà réintégrer leurs postes.

Aujourd’hui, ces enseignants lésés demandent au ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, et celui de la fonction publique, du travail et de l’emploi de les rétablir dans leurs droits.

La rédaction de la RPA a contacté Gaspard Banyankimbona, ministre ayant l’éducation dans ses attributions, mais son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.