Le Burundi préfère l’hécatombe que révéler la réalité sur le Covid-19

Le plan du gouvernement burundais de cacher les réalités sur le Coronavirus risque de provoquer une hécatombe. Déjà, six parmi les membres du comité de dépistage ont été testés positifs à ce virus ce mardi. De plus, certains membres du gouvernement auraient été infectés par ce virus et se feraient soigner dans la clandestinité.

Depuis l’apparition du Coronavirus, le gouvernement burundais a brillé par sa volonté manifeste de cacher la réalité sur la situation de cette pandémie.

Ces derniers jours, les professionnels de santé alertent sur des cas de mort des personnes aux symptômes du Covid-19 et d’autres qui meurent sans avoir leurs résultats de test à cette maladie.

Selon des informations dont dispose la RPA, six des membres du comité mis en place par le ministère de la santé pour tester le Coronavirus au sein de l’Institut national de santé publique ont été testés positifs au Covid-19 ce mardi.

Pour le moment, c’est la peur au sein des agents de cet Institut non seulement pour leur état sérologique mais aussi pour avoir été en contact permanent avec ces personnes déjà infectées. Ce mercredi, le laboratoire pour test de Coronavirus a été pulvérisé et aucun test des agents de l’INSP n’a été fait.

Concernant ces agents testés positifs, c’est le silence radio et rien ne filtre jusqu’ici et sont loin des yeux inquisiteurs. Selon nos sources, un kit de médicaments a été mis à leur disposition pour une prise à domicile. Ce qui a également provoqué des inquiétudes au sein de leurs familles. Une démarche qui, jusqu’ici, vise à cacher l’ampleur de cette pandémie au Burundi.

Par ailleurs, certains membres du gouvernement auraient été déjà infectés par ce virus. Parmi eux, le ministre de la défense qui, aujourd’hui, reste alité à son domicile. Des sources concordantes révèlent qu’il présente des symptômes de Coronavirus. Un  autre ministre est également parmi les personnes suspectes. Il ne se présente pas au service tandis que certaines sources révèlent qu’il reste confiner chez lui ou serait parti chez lui à la campagne.

Parmi les autres hauts responsables atteints de Covid-19 figurent un magistrat de la Cour d’appel de Ntahangwa, son secrétaire et le directeur de l’organisation judiciaire. L’époux et l’enfant de la secrétaire de la Cour d’appel ont été également infectés.

Et pour confirmer cette démarche, de cacher la réalité sur la situation du Coronavirus au Burundi, quatre fonctionnaires de la représentation de l’Organisation mondiale de la santé au Burundi ont été déclarés persona non grata au Burundi. Il s’agit d Docteur Walter Kazadi Mulombo, Représentant de l’OMS au Burundi et de trois experts dont Professeur Tarzy Daniel, Docteur Ruhana Mirindi Bisimwa et de Jean-Pierre Mulunda Nkata. Tous doivent quitter le territoire burundais avant le 15 mai 2020.