La Covid-19 décime à petit feu les burundais

Deux personnes ayant des symptômes de la Covid-19 sont mortes ce lundi. L’une est un prêtre de la paroisse Rumonge tandis que l’autre est une femme cadre de l’université de Ngozi. Pour le moment, c’est la peur panique surtout chez ceux qui ont été en contact avec les victimes.

La première victime est décédée ce lundi 15 juin. C’est un prêtre de la paroisse Rumonge du diocèse Bururi. Il souffrait également du diabète et a rendu son âme à l’hôpital militaire de Kamenge.

D’après ses proches, ce prélat venait de passer 9 jours isolé dans cet hôpital et présentait les symptômes du coronavirus. Pourtant, il n’a jamais été testé malgré ses multiples sollicitudes.

Depuis son hospitalisation, les grands séminaristes de Bujumbura en stage à la paroisse de Rumonge ont joué tour à tour le rôle de garde-malade de ce prêtre.

Certains prêtres des différentes paroisses de la municipalité de Bujumbura et ses proches qui lui ont rendu visite craignent d’avoir déjà été contaminés au Covid-19.

La deuxième victime morte en ayant également des symptômes de cette pandémie est une femme qui prestait à l’Université de Ngozi. Elle est morte en cours de route lors d’un transfert médical de l’hôpital de Ngozi vers un des hôpitaux de Bujumbura. Sa mort a également provoqué de la peur au sein de ses collègues.

En mairie de Bujumbura, un des travailleurs du tribunal de grande instance de la commune Muha a été testé positif au Covid-19. Ce mardi matin, le ministère de la santé a dépêché une équipe pour le dépistage de ses collègues de bureau.

Face à de tels cas, certains professionnels de santé qui ont requis l’anonymat indiquent que la pandémie du Covid-19 pourrait provoquer des hécatombes si le gouvernement du Burundi n’arrête pas dans les meilleurs délais des mesures adéquates et strictes pour prévenir, diagnostiquer et traiter cette pandémie de coronavirus.