Les caféiculteurs de Mparamirundi dénoncent la gestion opaque de l’ODECA
Privés d’engrais subventionnés et de traitements phytosanitaires efficaces depuis 2021, les producteurs de café de la zone Mparamirundi dénoncent une gestion opaque de l’Office de Développement du Café (ODECA) et une ponction injustifiée sur leurs maigres revenus.
À Mparamirundi, dans la commune de Kayanza, les producteurs de café ne cachent plus leur exaspération. L’ODECA, l’organe public chargé de promouvoir la filière café, est dans leur ligne de mire. En cause : la fin des campagnes annuelles de distribution d’engrais à prix subventionné, dont la dernière remonte à 2021.
« À l’époque, un kilo d’engrais coûtait 900 FBu. Aujourd’hui, il faut le payer 3 000 FBu, sans aide, avec un prix du café toujours aussi bas. Ce n’est plus rentable », témoignent plusieurs cultivateurs. Beaucoup ont décidé de renoncer à l’engrais, estimant que la culture du café ne couvre plus les coûts de production.
Autre frustration : des campagnes gratuites de pulvérisation insatisfaisantes, autrefois menées par des moniteurs agricoles envoyés par l’ODECA. Bien que les producteurs achètent désormais eux-mêmes engrais et produits, une retenue de 3 % est toujours effectuée sur la vente de leur café, comme si ces services leur étaient encore rendus.
Ils dénoncent une injustice et une gestion déconnectée des réalités de terrain. Certains menacent d’abandonner définitivement la culture du café si rien ne change.
Contacté, l’ODECA admet les difficultés actuelles mais promet que des solutions sont en cours d’élaboration.

