De la pénurie du carburant à la hausse généralisée des biens et services.

Les conséquences  de la pénurie de carburant en mairie de Bujumbura se répercutent déjà sur les prix des autres besoins et services. Certains prix de denrées ont monté de 50 à 400 francs burundais  tandis que  le prix  de déplacement  a connu une hausse  de 500 francs burundais.  

Les habitants de certains quartiers de la ville de Bujumbura qui se sont confiés à notre rédaction affirment qu’ils ont constaté la pénurie du carburant depuis deux semaines. Mais, ses conséquences ont été perceptibles depuis  ce mardi.

Certains prix de denrées ont monté de 50 francs à 400 francs. « Le prix de haricot dit  KINURE qui coûtait 1200 francs le kg coûte aujourd’hui 1250 francs. Un kg de riz qui coûtait il y a quelques jours 1650 francs coûte aujourd’hui 1700. Lorsqu’on demande aux commerçants, ils répondent qu’eux aussi ont acheté à un prix élevé suite au manque de carburant. Le haricot de marque Kirundo qui s’achetait à 950 francs le kg s’achète aujourd’hui à 1000 francs. L’huile de palme qui coûtait avant 4400 s’achète aujourd’hui 4800 francs. C’est vraiment difficile pour le bas peuple », nous a confié une source.

Notre source ajoute que le prix de déplacement au centre-ville a monté de 500 francs pour se déplacer à moto ou sur les tricycles  dits TUKUTUKU. « Pour se déplacer à l’intérieur du pays,  il a été ajouté 1000 francs  sur le prix initial. Se déplacer avec les tricycles dits TUKUTUKU, là  où on payait 2000 francs on paye maintenant 2500 francs. C’est la même chose sur les taxis motos. Partout,  on a augmenté de 500 francs  sur le prix initial excepté le transport en commun par bus au centre-ville  qui reste règlementé par le gouvernement », a- t- elle précisé.

A ce propos, nous n’avons pas encore joint le ministre du Commerce, du Transport, de l'Industrie et du Tourisme, Mme Capitoline Niyonizigiye pour faire le point sur cette situation.