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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Hommage aux 4 journalistes d’IWACU écroués injustement depuis un an à la prison de Bubanza

Un jour triste pour le monde des médias. Nos confrères du groupe de presse IWACU ont bouclé ce 22 Octobre un an de prison. Ces quelques mots sont pour leur rendre hommage en guise de solidarité, même s’ils méritent plus. 

Triste jour d’anniversaire où nos confrères du journal IWACU croupissent depuis une année en prison victime d’une injustice sans nom.

En ce jour anniversaire, journalistes et professionnels des médias, refusons de parler de ce régime, du cortège de ces juges et de leurs complices qui vous ont jetés en prison contre toute la morale, contre toute l’humanité et contre le droit à la liberté de la presse et celle d’expression. Ils ne le méritent pas.

Chers collègues, Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi, ce jour nous allons parler de vos enfants, de vos frères, de vos parents, de ceux que vous avez aimés, de vos collègues, qui souffrent, tous, dans leurs âmes et dans leurs chairs de votre emprisonnement injuste alors que vous exerciez votre profession en toute légalité.

En ce jour, nous parlons de vous, de votre bravoure et de votre soif de toujours informer les Burundais, aujourd’hui, orphelins du pluralisme de l’information à cause du black- out de l’information imposé par un régime autoritaire et en panne de gouvernance et de valeurs démocratiques.

Vous avez aimé et avez la passion pour votre métier parce que justement vous aviez l’ambition d’abreuver les burundais en informations équilibrés et pluralistes. Parce que vous aviez la passion de transmettre le goût de la liberté d’expression. C’est cette passion pour votre métier qui vous a conduit à braver la peur pour se rendre sur tous les fronts à la chasse de l’information.

Pour accomplir ce métier, vous avez fait preuve de penser à vous-mêmes et que vous ne devez ni foi ni obéissance à personne mais plutôt que vous devez vous- mêmes chercher la vérité et non pas la recevoir, toute faite, d’un chef ou d’une autorité quel qu’il soit. Chercher la vérité a été votre combat. Votre tâche a été titanesque notamment dans notre pays où la violence, l’intimidation et parfois la résignation prennent le dessus.

Vous avez été victimes de la bêtise, du mensonge, de l’amalgame et de la haine envers les journalistes qu’incarne le régime de Gitega. Nous vous devons une pensée particulière en ce jour de triste anniversaire.

Chers collègues, les abus d’ignorance et d’obéissance que le régime de Gitega veut instaurer ne doivent pas avoir de la place chez les journalistes burundais qui, chaque jour, doivent se battre pour la restauration d’un Etat de droit en brisant la volonté de Gitega de réduire les journalistes au silence.

C’est pourquoi les journalistes burundais doivent vous emboîter le pas et afficher leur détermination dans le combat de la liberté d’informer, de la restauration de l’unité, de la démocratie et de la prospérité au Burundi. Votre emprisonnement doit servir de leçon aux journalistes burundais que leur liberté ne tienne qu’à la fin de l’injustice par le respect de l’autre et de ses droits.

C’est un combat à gagner, coûte que coûte, car un régime injuste, tel celui de Gitega, porte, inéluctablement, en son sein les germes de sa destruction et de sa disparition.

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