Butanyerera : 21 personnes victimes de viols au cours du mois de mai 2026
Par: Génèrose Niyonkuru
Les violences sexuelles, notamment les viols commis contre des femmes et des jeunes filles, suscitent une vive inquiétude parmi les habitants de plusieurs communes de la province de Butanyerera. Au mois de mai 2026, 21 personnes, dont un garçon, ont été victimes de viols dans cette province. Les habitants demandent que les auteurs de ces crimes soient sévèrement punis, tandis que les autorités judiciaires affirment que la majorité des personnes poursuivies ont déjà été condamnées.
Les communes de Kayanza, Ngozi et Kirundo sont les plus touchées par les cas de viols commis contre des femmes et des jeunes filles, selon les informations recueillies par notre sourc.
Ces chiffres ont été présentés ce jeudi 23 juillet par la commission provinciale chargée de la lutte contre les violences basées sur le genre, lors d’une réunion réunissant des responsables de l’administration, de la sécurité, de la justice, de l’éducation et des affaires sociales.
À l’issue de cette rencontre, les responsables de la justice dans la province de Butanyerera ont indiqué que plus de 90 % des personnes poursuivies dans des dossiers de viols commis contre des femmes, des jeunes filles et certains garçons avaient déjà été jugées par les tribunaux. Selon eux, les peines prononcées tiennent compte de la gravité des faits commis.
Les responsables judiciaires ont également précisé que certaines personnes poursuivies n’avaient pas été condamnées, notamment celles qui avaient pris la fuite après les faits ou celles dont l’innocence avait été établie.
Outre les cas de viols, la commission provinciale chargée de lutter contre les violences basées sur le genre a fait état, pour le seul mois de mai, de 237 personnes battues, de 143 victimes d’autres formes de violences sexuelles et de 87 personnes ayant subi des violences psychologiques.
Les membres de cette commission affirment que les violences économiques et psychologiques sont particulièrement fréquentes dans les localités éloignées des centres urbains. Ils soulignent que les hommes sont souvent les principaux auteurs de violences commises contre leurs épouses et leurs enfants, en raison notamment de l’ignorance ou de la persistance de certaines pratiques traditionnelles.
Les responsables de l’administration, de la sécurité et de la justice ont appelé les autorités locales à tous les niveaux à abandonner la pratique consistant à régler à l’amiable les affaires de violences basées sur le genre. Ils les exhortent à orienter les auteurs présumés vers la justice afin qu’ils répondent de leurs actes devant les tribunaux.

