Un militaire de la garde présidentielle entre la vie et la mort

Un militaire de la garde présidentielle a été blessé ce dimanche par son camarade qui lui a tiré dessus. Cela s’est passé au palais présidentiel de Buye situé en province Ngozi. En état critique, la victime est en train de recevoir les soins intensifs à l’hôpital provincial de Ngozi. Quant à l’auteur de ce crime, il a été arrêté pour des raisons d’enquête.

Ce militaire de la garde présidentielle blessé par son frère d’arme s’appelle Egide Niyongabo. Selon notre source au palais présidentiel, tout a commencé ce dimanche vers 22 heures, lorsque les militaires de la garde présidentielle partageaient un verre. Du coup, l’un d’entre eux surnommé Kiroho, a interpellé le nommé Egide et lui a fait savoir qu’il avait un message à lui transmettre.

Quelques minutes après, poursuit notre source, les militaires ont entendu un coup de feu et ont accouru pour s’enquérir de la situation. A leur arrivée, Egide Niyongabo était allongé par terre, son visage couvert de sang. Quant au prénommé Kiroho, il se tenait debout à côté de la victime, son pistolet à la main. Les mêmes sources révèlent que la balle a percé l’oreille d’Egide  et est sorti par le nez.

Alerté, le Général Dominique Nyamugaruka, commandant de la Brigade spéciale pour la protection des institutions, BSPI, a ordonné l’arrestation du prénommé Kiroho après que ce dernier ait té désarmé.

Selon notre source parmi les militaires de la garde présidentielle, Egide et Kiroho étaient en froid depuis quelques temps. Leur dispute aurait commencé le 29 mai dernier. Ce jour-là, Kiroho avait fait savoir à Egide qu’il n’était pas digne de faire partie de la garde présidentielle vu qu’il n’était de l’ethnie tutsie. Ils en seraient même venus aux mains. L’incident s’est passé lors du déplacement de Nkurunziza en province Gitega, ces derniers faisant partie du cortège présidentiel.

Contacté à propos, le Colonel Dominique Nyamugaruka reconnait qu’il y a eu une bagarre entre militaires de la garde présidentielle qui, selon lui, étaient ivres. Néanmoins, il nie le fait que des coups de feu ont été tirés. Pourtant, nos sources au palais présidentiel affirment qu’Egide Niyongabo a passé la nuit de ce dimanche en soins intensifs à l’hôpital de Ngozi et qu’il aurait par après été transféré à Bujumbura pour y être traité.