Deux semaines après, pas de nouvelles de cinq réfugiés burundais du camp de Mtendeli

Après deux semaines, les familles des cinq réfugiés burundais enlevés par la police tanzanienne au camp de Mtendeli n’ont toujours pas retrouvé les leurs. Ces familles indiquent que le HCR leur demande de continuer à patienter et  attendre les résultats des enquêtes. 

Les familles, amis et voisins des 5 réfugiés burundais détenus par la police tanzanienne ont fait un sit-in lundi dernier devant les bureaux du HCR dans le camp de Mtendeli. Ils demandaient au HCR de les aider à retrouver les leurs. Après la réception de leurs doléances, le HCR a suggéré à ces réfugiés de patienter le temps qu’il mène encore des enquêtes sur le mobile de leur arrestation. « Ils nous ont dit que les enquêtes sont toujours en cours et que nous allons y retourner jeudi. Ils nous ont aussi demandé de ne pas céder aux rumeurs mais plutôt d’être rassurés que les nôtres soient encore vivants. Ils ont ajouté qu’eux aussi ne sont pas tranquilles tant qu’ils ne sont pas encore retrouvés », a indiqué un des réfugiés.  

Comme ils n’avaient pas d’autre choix, ces réfugiés burundais en sit-in ont opté pour rentrer.

Ces 5 réfugiés burundais ont été arrêtés par la police tanzanienne la nuit du 22 au 23 juillet. Ils ont été sortis de leurs ménages puis embarqués vers une destination jusqu’ici inconnue.

Joint par téléphone pour la nième fois, Martin Ottieno, chef de la police dans la province de Kigoma, où se situent tous les camps des réfugiés burundais, il s’est réservé de tout commentaire. Pourtant, cette autorité nous a toujours affirmé qu’il était en train d’enquêter sur ces cas d’enlèvement de réfugiés burundais.