d’un Mémorandum d’entente entre le Burundi et l’Union Africaine, le 15 juillet 2011, les engins militaires burundais, ceux réquisitionnés à partir des camps militaires burundais et les dons des pays partenaires, sont tous sous location en Somalie.
Paradoxalement, quand le député, Charles Nditije, a soulevé la question des frais de location des engins militaires en Somalie lors de l’adoption du projet de loi budgétaire révisé, le ministre burundais des Finances, Tabu Abdallah Manirakiza, a expliqué aux députés que le Burundi ne dispose pas d’engins militaires mais que le Burundi les a empruntés aux pays voisins et de retourner la question aux députés en ces termes : « Quand tu n’as pas ces engins militaires et que tu demandes aux pays voisins de les disponibiliser pour tes troupes, qui recevra cette somme de location ? »
Bien que le ministre des finances explique cela aux élus du peuple, le Mémorandum d’entente signé le 15 juillet 2011 démontre clairement le matériel burundais sous location. Il s’agit entre autre du matériel roulant, du matériel électrique, du système de traitement d’eau, conteneurs en grand nombre, les véhicules de combat blindés et chars et autre matériel qu’un militaire doit avoir sur lui ou en appui sur le champ de bataille.
Selon la convention des Nations- unies sur la location du matériel et engins militaires et se référant aux matériels et engins burundais à la disposition du contingent burundais en Somalie, la somme qui devait entrer dans les caisses de l’Etat burundais s’élèverait à plus de 2 milliards sur location aux services et plus de 5 milliards sur location sans service par an.
Durant cette séance à la chambre basse du parlement burundais, la question a été objet de controverse après que les députés aient remarqué une importante diminution des revenus de l’AMISSOM passant de 29 milliards en 2013 à seulement 3 milliards en 2014 et ce alors que les revenus de l’AMISSOM des perceptions sur indemnités de chaque militaire, les engins en location exclus, dépassent largement les 20 milliards par an comme l’a souligné le député, Charles Nditije.
Du côté de l’armée, le Colonel Gaspard Baratuza, porte- parole de l’armée, déclare que son institution s’occupe plus des questions de défense que celle des finances.