Ntahangwa : deux écoles privées d’eau potable depuis un mois
Par: Balthazar Miburo
Depuis près d’un mois, deux établissements scolaires de la commune Ntahangwa, dans la province Bujumbura, sont privés d’eau potable. Une situation qui inquiète vivement les parents d’élèves et les enseignants, face aux risques sanitaires croissants dans un contexte déjà précaire.
Cela fait bientôt un mois que l’eau ne coule plus dans les robinets de deux écoles situées en commune Ntahangwa, province Bujumbura. L’École technique fondamentale communale de Dobori et l’École fondamentale de Nyambuye subissent une rupture totale d’approvisionnement en eau potable, plongeant élèves et enseignants dans une situation sanitaire critique.
Selon des parents d’élèves rencontrés sur place, cette coupure remonte au 9 février, date à laquelle la conduite d’eau alimentant les deux établissements a été démontée. Depuis lors, aucune mesure durable n’a été prise pour rétablir le service. « Cela fait maintenant près d’un mois que nos enfants vont à l’école sans eau. C’est inacceptable dans un environnement éducatif censé garantir un minimum d’hygiène », déplore un parent rencontré à Nyambuye.
Les conséquences de cette pénurie sont visibles : les conditions d’hygiène se dégradent rapidement. Les élèves, contraints de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau, ne peuvent plus se laver les mains régulièrement ni entretenir les sanitaires scolaires. Une situation qui fait craindre la propagation de maladies hydriques telles que le choléra ou les infections digestives. « Le manque d’eau potable expose nos enfants à de graves risques sanitaires. Nous demandons aux autorités communales de réagir au plus vite », alerte un enseignant du Centre d’enseignement des métiers de Dobori.
Ces deux établissements accueillent ensemble plus de 900 élèves, un effectif considérable pour des écoles dépourvues d’un accès garanti à l’eau. Les parents et les enseignants appellent les autorités de la commune Ntahangwa et de la Régie de l’eau à intervenir sans délai pour restaurer l’approvisionnement et prévenir tout risque épidémique. Les causes exactes de cette interruption et les responsabilités éventuelles dans le démontage de la conduite font encore l’objet d’investigations. Des précisions complémentaires seraient attendues dans les prochains jours.

