Les coupures d’électricité paralysent les activités professionnelles dans la ville de Bujumbura
Par: Walter Kwizera
Les coupures récurrentes d’électricité perturbent le fonctionnement de nombreux bureaux et ralentissent les activités des travailleurs indépendants dans la ville de Bujumbura. Faute de courant, des employés restent parfois des heures sans travailler, tandis que des soudeurs, des coiffeurs et des vendeurs de lait voient leurs activités à l’arrêt.
Dans plusieurs bureaux de la ville de Bujumbura, les journées de travail sont fortement perturbées par les interruptions d’électricité. Des employés interrogés indiquent qu’ils passent de longues heures à attendre le retour du courant, sans pouvoir accomplir leurs tâches. Certains affirment que leurs ordinateurs restent inutilisables pendant un ou deux jours.
L’absence d’électricité empêche notamment l’utilisation des équipements informatiques et l’accès à Internet, compromettant ainsi le travail quotidien. Un employé témoigne de ces difficultés.
« Il n’y a pas d’électricité au bureau. Nous sommes assis à nos postes, mais sans courant, aucun de nos ordinateurs ne fonctionne et nous n’avons pas accès à Internet. Nous nous retrouvons donc sans travail. Nous restons ainsi jusqu’à 14 h ou 15 h, avant de rentrer chez nous. Lorsque le courant revient, nous travaillons un peu, jusqu’à 18 h ou 18 h 30, puis nous rentrons à la maison », explique-t-il.
Les perturbations touchent également les activités exercées dans les quartiers de la ville. Les soudeurs, les vendeurs de lait et les coiffeurs comptent parmi les professionnels dont le travail dépend directement de l’électricité. En raison des coupures prolongées, certains se retrouvent dans l’impossibilité de travailler pendant une bonne partie de la journée.
Dans le quartier de Mirango, de la zone de Kamenge, un habitant rapporte que le courant est parfois interrompu dès 7 h du matin et ne revient que vers 19 h. Il déplore les conséquences de cette situation sur les revenus des travailleurs.
« Dans les quartiers comme Mirango, c’est pareil. L’électricité est coupée vers 7 h du matin et rétablie à 19 h. Les soudeurs, les vendeurs de lait et les coiffeurs se retrouvent alors sans travail. Beaucoup d’activités sont paralysées par le manque d’électricité. Les gens sont au chômage et s’appauvrissent. Nous sommes sous le choc », témoigne-t-il.
Les conséquences de ces coupures se font aussi sentir dans les services proposés à la population. Des employés de bureau interrogés dans la ville de Bujumbura constatent que les prestations disponibles sont affectées par le manque d’électricité, au détriment des usagers.
Des habitants s’interrogent sur les annonces répétées de la REGIDESO concernant le rétablissement du courant dès le lendemain. Selon les témoignages recueillis, les délais annoncés ne sont pas toujours respectés, laissant les travailleurs et les usagers confrontés aux mêmes difficultés.

