Burundi : onze ans après l’assassinat de Christophe Nkezabahizi et de sa famille, la justice se fait toujours attendre
Par: Rédaction
Le journaliste et preneur d’images à la Radiotélévision nationale du Burundi, Christophe Nkezabahizi, son épouse, leurs deux enfants et son cousin ont été tués le 13 octobre 2015 à leur domicile, dans le quartier 3 de la zone Ngagara, à Bujumbura. Onze ans après, les proches des victimes continuent de réclamer que toute la lumière soit faite sur ces assassinats et que les responsables soient traduits en justice.
Le 13 octobre 2015, vers 14 heures, Christophe Nkezabahizi et quatre membres de sa famille ont été tués à leur domicile, au quartier 3 de la zone Ngagara, à Bujumbura. Les victimes sont son épouse, Alice Niyonzima, leurs deux enfants, Inès Nikura-Kamikimana, âgée de 16 ans, et Trésor Irakoze, âgé de 14 ans, ainsi que son cousin Evariste Mbonihakuye.
D’après les enquêtes menées par la RPA, des policiers lourdement armés appartenant à l’API, la police chargée de la protection des institutions, ont fait irruption au domicile du journaliste. Selon les sources de la RPA, l’opération était dirigée par Désiré Uwamahoro, qui commandait alors la brigade anti-émeute.
Après avoir forcé la porte de la maison, les policiers ont ordonné aux occupants de sortir. Les cinq membres de la famille ont ensuite été exécutés à genoux, à l’intérieur de la parcelle.
Selon des témoignages recueillis par la RPA, les habitants du quartier n’ont pas été autorisés par les forces de sécurité à s’approcher des corps. Les dépouilles ont finalement été emportées par la police vers 18 heures.
Après les faits, la police avait annoncé poursuivre des personnes soupçonnées d’avoir lancé des grenades dans le quartier. Elle avait également annoncé l’ouverture d’une enquête.
Onze ans après ces assassinats, la famille et les proches des victimes continuent de réclamer que les circonstances de leur mort soient établies et que les responsables soient traduits en justice.

