Des habitants de Kayanza, Ngozi et Kirundo dénoncent des dysfonctionnements dans la gestion des déchets malgré les paiements imposés
Par: Aimée Daniella Iratwumva
Les habitants de Kayanza, Ngozi et Kirundo dénoncent les dysfonctionnements dans la collecte des déchets, assurée par des sociétés privées qui perçoivent 4 000 francs burundais par ménage, sans garantir un service régulier d’évacuation des ordures vers les sites prévus.
À Ngozi, dans le quartier Kinyami deux, les habitants dénoncent l’absence totale de site de dépôt d’ordures. Les déchets sont jetés dans un espace proche de l’ancien abattoir, une situation que l’on retrouve aussi dans d’autres quartiers de la ville.
À Kayanza, au marché central près du parking appelé « Ku rubaho », les poubelles débordent régulièrement. Les ordures s’accumulent aux alentours, ce qui inquiète les vendeurs de nourriture, qui craignent l’apparition de maladies.
Même constat à Kirundo, où les déchets du marché central et des ménages voisins sont déposés à l’entrée du marché. En période de pluie, les mauvaises odeurs envahissent toute la zone.
Les habitants dénoncent une situation d’autant plus difficile qu’ils sont appelés à payer pour la collecte des déchets. À Ngozi, la société Ecovert demande 4 000 francs burundais par ménage, mais certains affirment ne bénéficier d’aucun service malgré leur contribution.
Les habitants de ces communes craignent aussi d’attraper les maladies liées à l’insalubrité.
Les autorités communales évoquent un manque de moyens et de sites appropriés pour le traitement des déchets. Elles appellent la population à regrouper les ordures pour faciliter leur ramassage.

