Plus de 100 personnes tuées en trois mois au Burundi, la Ligue Iteka dénonce une situation des droits humains préoccupante
Par: Eloge-Divin Remesha
La situation des droits de l’homme au Burundi reste alarmante au premier trimestre 2026. C’est le constat dressé par la Ligue Iteka dans son rapport qui documente de graves violations commises à travers le pays. Cette organisation fait état de nombreuses violations, dont des assassinats, des violences sexuelles et des arrestations arbitraires, et dénonce une impunité persistante.
La situation des droits de l’homme au Burundi reste alarmante au premier trimestre 2026. C’est le constat dressé par la Ligue Iteka dans son rapport qui documente de graves violations commises à travers le pays. Entre janvier et mars, l’organisation a recensé 111 personnes tuées, parmi lesquelles 60 corps sans vie ont été retrouvés dans différentes localités. Les victimes se composent de 86 hommes et 25 femmes. A ces chiffres s’ajoutent de nombreux cas d’abus, traduisant une dégradation persistante du climat sécuritaire et des libertés fondamentales.
Le rapport met également en lumière 40 cas de violences basées sur le genre, dont 30 viols commis sur des mineurs. D’autres violations ont été relevées, notamment 14 enlèvements, 9 arrestations arbitraires ainsi que 8 cas de torture ou de traitements cruels.
Sur le plan géographique, certaines régions apparaissent plus touchées que d’autres. Les provinces de Gitega et Bujumbura enregistrent un nombre élevé de victimes, avec plusieurs cas d’assassinats et de corps retrouvés. La région de Burunga est particulièrement affectée par des violences sexuelles, tandis que Butanyerera se distingue par une forte prévalence de violences basées sur le genre, notamment des viols de mineures. De son côté, Buhumuza est citée dans plusieurs cas d’enlèvements et d’arrestations arbitraires.
Selon la Ligue Iteka, plusieurs de ces violations sont attribuées à des membres des policiers, des agents du renseignement, des administratifs locaux ainsi que des jeunes affiliés au parti au pouvoir, les Imbonerakure.
L’organisation dénonce une impunité persistante, estimant que peu de cas font l’objet de poursuites judiciaires, ce qui favorise la répétition de ces abus.
La Ligue Iteka appelle donc les autorités burundaises à renforcer la protection des citoyens, poursuivre les auteurs des violations et garantir le respect des droits fondamentaux. Elle invite également la communauté internationale à rester vigilante et à soutenir les efforts visant à améliorer la situation des droits humains dans le pays.

