Burundi : la réintégration des rapatriés reste marquée par de fortes difficultés, selon le Mixed Migration Centre
Par: Rédaction
La réintégration des rapatriés demeure confrontée à d’importants obstacles liés à l’accès aux revenus, au logement, à la terre et aux services de base. Plus de 247 000 Burundais sont rentrés au pays depuis 2017, mais leur insertion durable dans les communautés d’accueil reste difficile, selon une récente enquête du Mixed Migration Centre (MMC).
D’après cette étude, seuls 37 % des rapatriés interrogés disposent d’une source de revenus. Parmi eux, à peine 6 % occupent un emploi salarié formel. La majorité survit grâce à des activités informelles ou au soutien de leurs proches, ce qui témoigne des difficultés d’intégration économique.
Selon le MMC, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) indique que les rapatriés bénéficient généralement d’une assistance initiale à leur arrivée, notamment sous forme d’une aide financière de courte durée dans les centres de transit. L’agence onusienne souligne toutefois que leur réintégration à long terme dépend de l’accès aux moyens de subsistance et du soutien des communautés d’accueil.
L’enquête révèle également que seuls 29 % des rapatriés ont reçu une assistance après leur retour, principalement sous forme d’aide aux besoins essentiels ou de transferts monétaires. Malgré ces appuis, la quasi-totalité des personnes interrogées affirme encore avoir besoin d’un soutien.
L’accès au logement et à la terre figure parmi les principales difficultés rencontrées par les ménages rapatriés. Dans les zones rurales, où les moyens de subsistance dépendent fortement de l’exploitation des terres, la pression démographique et le morcellement des parcelles compliquent davantage leur situation.
Selon le MMC, les besoins les plus fréquemment exprimés concernent le logement, l’accès à la terre, le soutien aux besoins de base ainsi que les opportunités génératrices de revenus.
Toutefois, selon le MMC, le HCR indique que seulement environ 20 % des fonds nécessaires aux programmes d’appui aux rapatriés au Burundi ont été mobilisés en 2026, une situation qui suscite des inquiétudes quant à la poursuite et à l’efficacité des actions de réintégration.

