Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Ndayishimiye reconnaît avoir passé six ans à apprendre à gouverner

Par: Rédaction

Le président de la République, Évariste Ndayishimiye, a déclaré ce jeudi 18 juin, lors d’une prière de reconnaissance à Dieu marquant ses six années à la tête du pays, qu’il n’avait pas réalisé d’actions significatives durant cette période, expliquant avoir consacré ces années à apprendre à gouverner. Une déclaration qui suscite des réactions critiques de la part de certains observateurs de la vie politique et économique du Burundi.

S’exprimant à Muyinga, dans la province de Buhumuza, Évariste Ndayishimiye a indiqué que ses six premières années à la présidence ont été consacrées à comprendre les mécanismes du développement du pays. Il a toutefois félicité les Burundais pour la confiance qu’ils lui ont accordée.

« Je ne viens pas pour flatter, mais pour féliciter tous ceux avec qui nous avons cheminé. D’abord vous, les Burundais, car vous n’avez pas failli. Si vous aviez failli, je vous aurais conduit dans un gouffre. Vous n’avez pas choisi un aveugle, car j’ai beaucoup appris à l’école. Ces six années, je pourrais dire que je n’ai rien fait d’autre que d’étudier, et j’ai obtenu mon diplôme. Désormais, je sais comment rechercher les moyens de développer le pays », a déclaré le chef de l’État.

« Apprendre à gouverner pendant six ans, c’est conduire le pays à la dérive »

Pour Frédéric Bamvuginyumvira, homme politique et ancien vice-président du Burundi, ces propos permettent de comprendre les difficultés auxquelles le pays continue de faire face. Il estime qu’il est surprenant qu’un président de la République affirme avoir passé six ans à apprendre à gouverner.

Selon lui, reconnaître aujourd’hui qu’il ne savait pas diriger le pays durant cette période revient à admettre une gouvernance sans orientation claire. Il cite notamment l’exil de nombreux Burundais, la persistance de la pauvreté, les pénuries récurrentes de carburant ainsi que le manque d’électricité comme autant d’indicateurs des difficultés traversées par le pays.

Frédéric Bamvuginyumvira ajoute que le président Ndayishimiye ne devrait pas justifier l’absence de résultats par un apprentissage de la gestion des affaires de l’État. Il rappelle que l’actuel chef de l’État a déjà occupé plusieurs fonctions de responsabilité au sein de l’appareil dirigeant avant son accession à la magistrature suprême.

« Entre promesses et réalité, un bilan jugé insuffisant »

De son côté, Faustin Ndikumana, président de l’organisation PARCEM, estime que plusieurs promesses formulées par Évariste Ndayishimiye au début de son mandat ne se sont pas concrétisées. Il rappelle que le chef de l’État avait notamment promis un gouvernement responsable et laborieux, la lutte contre la pauvreté ainsi que l’amélioration des conditions de vie des ménages.

Selon Faustin Ndikumana, la population continue pourtant de faire face à une pauvreté croissante. Alors que le président Ndayishimiye envisage de briguer un nouveau mandat, il lui recommande de revoir sa manière de gouverner et d’être davantage à l’écoute des conseils ainsi que des critiques constructives qui lui sont adressés.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 328 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech