Des agents de santé dénoncent des mois de salaires impayés
Par : Digne Karondo
Des agents de santé affectés dans différents hôpitaux du pays dénoncent le non-paiement de leurs salaires depuis leur prise de fonction en juillet 2025. Infirmiers et gestionnaires concernés affirment vivre dans une précarité extrême et appellent les autorités compétentes à régulariser leur situation dans les plus brefs délais.
Ces travailleurs expliquent avoir multiplié les démarches pour connaître l’état d’avancement de leurs dossiers administratifs, sans succès. « Depuis que nous avons commencé à travailler, nous ne cessons de nous renseigner sur l’endroit où se trouvent nos dossiers. Il nous est toujours répondu qu’ils sont encore au ministère de la Santé publique », témoignent-ils. Certains agents indiquent même avoir constaté que leurs dossiers n’ont jamais été transmis au ministère de la Fonction publique, où ils sont restés bloqués pendant six mois, alors que le septième mois est en cours.
Cette situation plonge ces agents dans de grandes difficultés financières. Ils évoquent une pauvreté extrême liée à l’absence prolongée de salaire. « Plusieurs d’entre nous ont des familles à charge. Aller travailler chaque jour nécessite des frais de transport et il faut assurer notre subsistance, alors que nous n’avons aucun revenu », confient-ils. Les agents rappellent également que leur métier impose des gardes de nuit et des services en soirée, rendant impossible toute autre activité génératrice de revenus.
Autre difficulté soulevée : l’impossibilité de continuer à vivre à crédit. « Au départ, nous parvenions à tenir grâce aux crédits, mais aujourd’hui ils nous sont refusés. Les prêteurs estiment qu’aucun travailleur ne peut rester six mois sans être payé », déplorent-ils.
Ces agents appellent le ministère de la Santé publique à travailler en collaboration avec le ministère de la Fonction publique afin d’accélérer le traitement de leurs dossiers. Ils demandent que les démarches administratives soient finalisées avec diligence pour leur permettre de percevoir leurs salaires et de subvenir normalement à leurs besoins.

