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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le choléra aux portes de Bujumbura suite au manque d’eau.

Le choléra aux portes de Bujumbura suite au manque d’eau.

Plusieurs quartiers ou zones de la mairie de Bujumbura manquent
cruellement de l’eau potable. Certains viennent de passer plus de 5 mois sans
une goutte qui coule des robinets. A certains endroits, des cas de choléra ont
été enregistrés. Laissés à leur sort, les habitants de ces zones et quartiers sont
obligés de débourser de l’argent pour se payer cette denrée si rare.
Les ménages de la 11 ème Avenue de la zone urbaine de Cibitoke ne sont pas
approvisionnés en eau potable depuis presque 5 mois. La partie qui n’est pas
approvisionnée se trouve en haut de la route dite Kanyoni. Une situation que les
habitants de la localité disent ne pas comprendre personne ne leur a fait savoir
les raisons de ce manque. « Nous venons de passer environ 5mois sans eau
potable. Vous savez que l’eau est indispensable dans la vie d’une personne.
Nous avons essayé de toquer ici et là mais aucune lumière ne nous a été
donnée », dénonce un habitant de la localité qui précise « qu’ils ont même saisi
leur chef de quartier et le chef de la zone ».
Les habitants de cette partie de la ville de Bujumbura peinent beaucoup pour
trouver de l’eau à utiliser. Un bidon de 20 litres d’eau coûte mille francs.
Ils demandent aux organes habilités de trouver une solution.
Plus d’une semaine sans eau potable à Musaga.
Dans la zone Musaga, certaines localités sont privées d’eau potable depuis plus
d’une semaine. Une fois disponible, l’eau ne dure que le temps de la rosée.
« Depuis mercredi de la semaine passée, on n’a vu aucune goutte d’eau couler
de nos robinets. Rarement, on approvisionne les robinets publics et là aussi
pour quelques heures seulement. Quelques gens seulement parviennent à avoir
de l’eau. Des vendeurs d’eau se sont improvisés. Ils alignent leurs nombreux
bidons et nous ne parvenons pas à avoir de l’eau » se plaint un habitant de
Musaga.
Un manque aux conséquences multiples.
Pour le moment, un bidon de 20 litres d’eau potable coûte entre 1500 et 2000
francs burundais. Pauvres, certaunes habitants de Musaga ne parviennent pas à
acheter quotidiennement de l’eau à utiliser. Des conséquences de ce manque
d’eau potable commencent à se manifester. « On a peur des maladies qui

peuvent nous attraper à cause de la carence d’eau potable. Il y a ceux qui ont
des toilettes à siège et qui ont besoin de plus d’eau. Ils essaient d’utiliser l’eau
de la rivière Mpimba. Mais, ce n’est pas satisfaisant. Pour le moment, on ne
trouve pas d’eau pour préparer de la nourriture. Des enfants ne peuvent pas
aller à l’école sans avoir mangé. Par exemple, nous qui habitons dans des
ménages sommes obligés de gérer un bidon de 20 litres pendant deux jours. On
l’achète entre 1500 et 2000 francs. Il y a ceux qui achètent de l’eau et la
conserve pour la revendre à un prix trop élevé. Par manque de choix, nous
sommes obligés d’en acheter », ajoute une autre source.
Et en zone Kanyosha….
C’est la quasi-totalité des quartiers de la zone de Kanyosha en mairie de
Bujumbura qui n’ont pas d’eau potable. Durant le long de la journée, des vas et
viens des personnes à la recherche d’eau potable s’observent à l’intérieur des
quartiers. Des bidons à la main ou sur la tête, les uns se dirigent vers la rivière
Kizigwe et d’autres vers le lac Tanganyika. D’autres encore errent dans les
quartiers sans toutefois qu’ils sachent leur destination finale.
Les familles qui en ont les moyens s’approvisionnent en eau potable auprès des
gens qui profitent de la situation pour faire le commerce de l’eau. Mais,
nombreuses de ces familles ne peuvent s’acheter qu’un seul bidon de l’eau à
boire. « A l’heure où l’on se parle, on ne peut trouver nulle part là où
s’approvisionner en eau potable dans les quartiers de la zone de Kanyosha.
Seulement, on peut se payer le luxe de s’acheter un bidon pour 5 cinq cent franc
uniquement pour l’eau à boire. Pour d’autres besoins comme la cuisson, l’on
utilise l’eau de la rivière Kizigwe. C’est de l’eau trop boueuse. Les autres se
retournent vers le lac Tanganyika. C’est de l’eau qui n’est pas aussi du tout
potable ». s’est confié à la RPA un habitant de la zone Kanyosha.
Pourtant, le choléra sévit.
Cette pénurie d’eau potable se pérennise dans cette zone endémique aux cas de
choléra. « La semaine dernière, des cas de choléra ont été signalés en zone de
Kanyosha .C’était en bas de la 7 e avenue à l’endroit communément appelé
EPOKA. Des cas ont été également déclarés au quartier Kajiji et à la 8 ème
avenue », a déclaré une source à la RPA.
La population de la zone de Kanyosha craint la propagation rapide de
l’épidémie de choléra. « On a énormément peur que l’épidémie de choléra se
répande dans toute la zone voire toute la capitale économique suite au manque

d’eau potable. Nous supplions les responsables de la Regideso pour qu’ils
fassent tout pour alimenter en eau potable notre zone. Sinon, ce sera la
catastrophe. C’est déjà le début de la saison sèche. Sans eau potable, les gens
vont subir de lourdes conséquences », insiste la source.

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