Journée mondiale contre l’hépatite : le Burundi confronté à des défis persistants dans la lutte contre la maladie
Par: Génèrose Niyonkuru
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée ce mardi 28 juillet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les hépatites virales demeurent une cause majeure de maladies et de décès évitables dans le monde. Au Burundi, les capacités de dépistage et de traitement restent limitées, alors que le pays affiche une prévalence particulièrement élevée de l’hépatite C, estimée à 8,2 %.
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée ce mardi 28 juillet sous le thème « Hépatite : levons les obstacles », l’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que les hépatites virales continuent de représenter une cause majeure de maladies et de décès évitables dans le monde.
Selon les données publiées par l’OMS à l’occasion de cette journée en 2026, près de 287 millions de personnes vivaient avec une hépatite B ou C chronique en 2024. Au cours de cette même année, 1,3 million de personnes sont décédées des suites d’infections chroniques liées aux hépatites B et C.
L’agence onusienne rappelle que les outils nécessaires à l’élimination des hépatites virales existent déjà. Il s’agit notamment de vaccins efficaces contre l’hépatite B, de tests diagnostiques fiables, de traitements curatifs contre l’hépatite C ainsi que de thérapies permettant de contrôler l’hépatite B sur le long terme. Malgré ces avancées, l’OMS estime que plusieurs obstacles persistent, notamment le manque d’information, la stigmatisation, les insuffisances des systèmes de santé et les inégalités dans l’accès aux soins.
Au Burundi, bien que le nombre exact de personnes atteintes d’hépatite ne soit pas connu, le pays affiche un taux de prévalence particulièrement élevé pour l’hépatite C, estimé à 8,2 %, selon les données présentées en 2025 par le Programme national de lutte contre le Sida. Le ministre de la Santé, Nkezabahizi Fidèle, indique également que l’hépatite B touche 4,6 % de la population.
Le Programme national de lutte contre le Sida précise que les capacités de dépistage et de traitement demeurent limitées. Le Burundi a toutefois introduit, depuis 2024, la vaccination contre l’hépatite B dans le Programme élargi de vaccination. Ce vaccin est administré à partir de la sixième semaine de vie.
Parmi les principaux défis auxquels le pays est confronté figurent l’insuffisance des ressources financières, l’absence de vaccination contre l’hépatite B dès la naissance ainsi que le manque de données nationales sur la prévalence des hépatites B et C.
Les principaux modes de transmission des hépatites sont les rapports sexuels non protégés, le contact avec du sang contaminé ainsi que la transmission de la mère à l’enfant.
Le ministre de la Santé, Nkezabahizi Fidèle, appelle les différents secteurs du pays à encourager les travailleurs ainsi que l’ensemble de la population à se faire dépister précocement. Selon lui, le respect de ces recommandations permettrait d’éradiquer ces maladies d’ici 2030.

