Liberté économique au Burundi : Un classement alarmant qui interpelle

Le Burundi se trouve dans une situation économique très critique, selon le dernier classement de l'indice de liberté économique 2025 publié par le think tank américain The Heritage Foundation. Le pays se positionne à la 48ᵉ place sur 51 pays africains évalués, confirmant son statut de troisième économie la plus instable du continent.
Sur le plan mondial, le Burundi occupe la 170ᵉ position sur 176 pays, le plaçant dans la catégorie des économies répressives. Cette situation préoccupante est le résultat d'une combinaison de facteurs, dont la corruption endémique et une gouvernance déficiente qui minent les fondements économiques du pays.
L'évaluation, basée sur 12 indicateurs regroupés en quatre catégories principales - l'État de droit, la prépondérance du gouvernement, l'efficacité réglementaire et l'ouverture des marchés - révèle les faiblesses structurelles de l'économie burundaise.
Selon l'organisation PARCEM, la corruption qui gangrène le pouvoir en place, l'absence d'un État de droit et la mauvaise gouvernance sont les principales causes de ce classement désastreux. Ces problèmes systémiques ont des répercussions graves sur l'attractivité du pays pour les investisseurs et son développement économique global.
La liberté économique au Burundi connaît une détérioration constante depuis plusieurs années. Le score du pays est passé de 53,9 en 2016 à 49,9 en 2020, pour atteindre un inquiétant 39,7 en 2025. Cette tendance à la baisse reflète l'aggravation des conditions économiques et l'inefficacité des mesures prises pour enrayer ce déclin.