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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un membre des ex-armées burundaises porté disparu depuis deux semaines

Un habitant du quartier Mutanga nord, zone Gihosha en commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura est sans trace depuis déjà deux semaines. Arrêté par les agents du service national des renseignements et introuvable dans tous les cachots, la famille de ce membre des ex-forces armées burundaises s’inquiète pour sa sécurité.

Ce citoyen sans trace depuis le 16 mars dernier s’appelle Bonfils Migabo et est originaire de la commune Kigamba en province Cankuzo. Il habitait sur l’avenue Nyazuki, parcelle numéro 11 au quartier Mutanga nord. Il avait démissionné volontairement de l’armée burundaise en 2005, selon sa famille.

Le dimanche 15 mars, il partageait un verre avec un de ses amis dans un bistrot du quartier Jabe. En début de soirée, Bonfils Migabo a répondu à un appel téléphonique d’une femme jusqu’à présent non encore identifiée. Cette dernière sollicitait la location de son véhicule de type Toyota Land cruiser qu’il avait l’habitude de mettre en location. C’est ainsi qu’il a été arrêté par des agents qui seraient du service national de renseignements, précise un proche. Ils l’ont par la suite conduit à l’Etat-Major Général de l’armée burundaise où il a passé toute la nuit avec son véhicule.

Le lendemain, c’est-à-dire lundi, des individus en tenue civile l’ont emmené à son domicile à bord d’une voiture Carina et lui ont exigé de signer sur un document attestant qu’il a été attrapé en possession de deux fusils de type pistolets. Depuis, les membres de sa famille disent qu’ils l’ont cherché partout mais en vain. Ils ajoutent que même son véhicule ne se trouve plus dans les enceintes de l’Etat-Major Général de l’armée. Pourtant, le numéro whatsapp de Bonfils Migabo reste connecté. « Nous avons parcouru tous les cachots y compris ceux de la documentation et nous nous sommes rendus à l’Etat-Major Général mais nous ne l’avons pas vu et ça fait longtemps. Jusqu’à présent, nous ne savons pas s’il est encore en vie ou non. Son téléphone reste connecté. Lorsqu’on envoie un appel, quelqu’un décroche mais ne dit aucun rien. S’il est encore en vie, nous demandons qu’il soit traduit en justice et que nous soyons informés de ce dont il est accusé », révèle un de ses proches.

 

A ce propos, la rédaction a contacté Salvator Ihorihoze, responsable du service de renseignements en mairie de Bujumbura, il a raccroché juste après avoir décliné l’identité de l’appelant.

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