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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les 100 jours du pouvoir Ndayishimiye jonchés d’une centaine de cadavres

Aucun répit dans le domaine de la sécurité durant les 3 mois que vient de passer Evariste Ndayishimiye à la présidence du pays. Plus de 160 personnes ont été assassinées au cours de ce premier trimestre du régime Ndayishimiye. La même période, différentes provinces du pays ont été les cibles d’attaques des rebelles.

La RPA a répertorié 164 personnes tuées à partir de l’entrée en fonction d’Evariste Ndayishimiye, c’était le 18 juin. Ces crimes ont été perpétrés sur tout le territoire, c’est-à-dire dans les 18 provinces que compte le Burundi.

La province de Rumonge vient en première position. La majorité des personnes tuées ont péri dans les combats qui ont opposé les rebelles du mouvement RED-Tabara aux forces de l’ordre accompagnés des Imbonerakure.

Sous le régime de Feu Nkurunziza, le mouvement Red-Tabara a également mené des attaques, lesquelles attaques étaient sporadiques et isolées par rapport à celles d’aujourd’hui. A cette époque, ces combattants opéraient à partir de la RDC.

Pour le moment, ce mouvement dit être présent dans 7 provinces, à savoir Rumonge, Bururi, Muramvya, Bubanza, Kayanza, Mwaro ainsi que Bujumbura. Toutes ces provinces ont connu des attaques revendiquées par le mouvement Red-Tabara, et ce depuis la fin du mois d’août. Dans toutes ces provinces, plus de 50 personnes tuées ont été répertoriées par la RPA. La majorité est constituée par des imbonerakure assassinés par des rebelles du Red-Tabara.

A part ces attaques des rebelles, l’insécurité a été également signalée dans certaines localités du pays. Comme cela a toujours été le cas, les Imbonerakure sont pointés du doigt comme étant derrière les tueries atroces signalées au cours de ce trimestre du pouvoir Ndayishimiye.  L’exemple illustratif est celui de Karuzi où il a été remarqué au mois de juillet des individus décapités ainsi que des femmes tuées après avoir été violées.

Au cours de ce même trimestre, il s’est observé également d’autres tueries atroces où des personnes ont été brulées après avoir été assassinées. Au cours de cette période, plusieurs personnes ont été tuées et leurs corps jetés dans divers endroits. A noter également qu’au moins six personnes sont restées introuvables alors qu’elles avaient été interpellées par des agents des forces de l’ordre.

Toujours durant ce premier trimestre du règne Ndayishimiye, il a été constaté la prolifération d’armes à feu au sein de la population civile, des armes utilisées pour commettre les différents crimes ci-haut cités. Ici, nous citerons l’exemple de la zone Kinama où trois enfants ont perdu la vie suite à une grenade piégée par un Imbonerakure de la place.

Jusqu’à l’heure actuelle donc, aucune décision visant à ramener la sécurité au Burundi n’a encore été prise par le président Evariste Ndayishimiye. Sa seule décision a été de nommer au sein de son gouvernement certains individus accusés de graves crimes qui ont endeuillé le Burundi sous le régime Cndd-Fdd. Une décision qui a beaucoup inquiété les burundais et certains analystes, et qui a été considéré comme un signe révélateur que le Burundi n’est pas prêt de recouvrer la paix, et surtout pas sous le régime Ndayishimiye.

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