Des attaques louches font plusieurs morts à Bujumbura

Au moins 7 personnes tuées et plusieurs blessés, tel est le bilan des attaques à la grenade perpétrées la nuit du 25 mai dans différentes zone de la Mairie de Bujumbura par des hommes non encore identifiés. Gitega parle de 2 morts. Et même si personne n’a encore revendiqué ces attaques, plus d’un pensent que ce serait l’œuvre des imbonerakure du parti au pouvoir, d’autres attribuent plutôt ces attaques aux groupes rebelles présents sur le territoire et hostiles au pouvoir en place. Dans l’entre temps, les bujalais sont tétanisés.

Les informations que nous détenons de nos sources en mairie de Bujumbura, font savoir  que quatre endroits stratégiques ont été la cible d’attaques à la grenade presque simultanées dans la nuit de ce mardi, entre 19 h et 20 h.

Selon les mêmes sources, la première explosion a eu lieu dans le parking des bus du marché de Ngagara, communément appelé “COTEBU”. Il y aurait eu au moins 4 morts sur le champ et plusieurs blessés. Une cinquième personne qui aurait lancé cette grenade a été abattue par les policiers qui se trouvaient sur place.

Le deuxième endroit ciblé est le boulevard du peuple Murundi, au niveau de la zone Bwiza. La grenade a été lancée sur le parking des bus qui desservent les quartiers du nord de la capitale économique. Selon notre source, plusieurs blessés avoisinant le nombre de 30 ont été évacués vers l’Hôpital Prince Régent Charles.

D’autres attaques à la grenade ont été signalées en même temps dans le parking des bus desservant le sud de la mairie dans les quartiers de Musaga, Kinindo, et Kanyosha. Selon notre source de la place, une autre explosion de grenade a été entendue près du parking des bus desservant le nord de la mairie, au niveau de l’avenue communément appelé PLAZZA.

Les informations que nous détenons de nos sources sur place, parlent de deux morts au cours des deux attaques, et plusieurs blessés qui ont été évacués vers l’hôpital Clinique Prince Louis Rwagasore.

Selon des sources dignes de foi, ces attaques auraient couté la vie de pls de 7 personnes car ce chiffre concerne seulement ceux qui reposent à la morgue de l’hôpital Prince Régent Charles.

Même si aucun mouvement n’a pas encore revendiqué ces attaques, certaines rumeurs parlent d’une opération menée par les jeunes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, tandis que d’autres parlent de rebellions hostiles au pouvoir en place et qui seraient présentes sur tout le territoire national. Nos sources au sein de l’armée et de la police burundais vont même jusqu’à endosser cette responsabilité au mouvement RED-TABARA.

De son côté, le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, dresse un bilan de deux morts et de plusieurs blessés. Le même ministère affirme que ces attaques ont été perpétrées par des terroristes.

Des messages de condoléances fusent de partout

Dans la fraicheur des faits, différents partis politiques du Burundi ont sortis des communiqués déplorant et condamnant ces attaques. Sur son compte twitter, le parti au pouvoir, le CDD-FDD a affirmé que ces attaques ont été menées par des terroristes ennemis de la paix et qu’elles ne concordent pas avec la période de paix et de développement que vivent  actuellement les Burundais. Il a par la suite demandé donc que les auteurs de ces actes soient exemplairement punis conformément à la loi.

De même, le parti MSD déplore ces attaques perpétrées dans des lieux fréquentés par le public et qui ont causé plusieurs victimes civiles. Dans un communiqué sorti ce mercredi 26 mai, le Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie indique que cet acte odieux avait, sans aucun doute pour objectif de terroriser la population pour l’empêcher de poursuivre sa lutte contre l’insupportable tyrannie du CNDD-FDD.

Et le MSD de préciser que ce mode opératoire a été utilisé à plusieurs reprises par les agents du régime et vient donc allonger la liste des victimes quotidiennes de la terreur d’État.

Le MSD termine ce communique en présentant ses condoléances les plus émues aux victimes et à leurs familles. Le MSD fait également savoir qu’il ne cessera jamais de lutter pour l’instauration d’un État de droit au Burundi, qu’il estime être le seul capable d’exiger la vérité et la justice pour toutes les victimes de la terreur.

 

Torpeur à Bujumbura

24 heures après les attaques, dans la plupart des quartiers de la mairie de Bujumbura s’étaient formé des groupes de gens qui visiblement échangeaient sur les évènements de la veille. Sur leurs visages se lisaient une peur mêlée à de l’inquiétude. Bon nombre d’entre s’interrogeaient ce qui s’est réellement passé et pour quel objectif.

‘’ Moi je me trouve présentement en plein centre-ville. Ici, les gens sont très inquiets et ne savent  pas où  ils peuvent se sentir en sécurité. Ils sont très effrayés et ne cessent de se poser beaucoup de questions sur ce qui s’est passé hier. Actuellement, les agents de l’ordre sont en train de détonner les grenades qui n’ont pas explosé hier au niveau du COTEBU. Donc,  les gens sont devenus  encore une fois inquiets.’’ Témoigne cet habitant.

L’autre constat est qu’il y avait des patrouilles inhabituelles de militaires et policiers armés jusqu’aux dents. Ce qui n’ fait qu’accentuer la panique des gens, surtout ceux qui prestent dans le centre-ville.

‘’ Il s’observe beaucoup de mouvements de militaires et policiers bien armés au centre-ville de Bujumbura. Les citoyens vivent pour le moment une peur-panique. Certains restent à l’écoute de la radio pour essayer de s’informer sur cette situation.  ‘’

En pleine confusion, bon nombre de ces habitants ont préférés restés cloitrés chez eux, tandis que d’autres se sont présentés tardivement à leur travail. Quant aux endroits les plus fréquentés, ils étaient presque vides.

 

 

Sécurité : Un jeune de Kirundo décapité par des gens non encore identifiés

Un corps d'un enfant de 9 ans a été découvert le matin de ce mercredi 26 mai sur la colline Nyabikenke dans la commune de Bugabira de la province. Kirundo. Le jeune garçon avait disparu ce mardi, selon les sources locales. 6 personnes qui font l’objet d'enquête ont été appréhendées par la police.

Le corps de ce jeune garçon de 9 ans qui faisait la 2e année fondamentale  a été aperçu par les passants dans un petit buisson se trouvant tout près de sa résidence sur la colline Nyamikenke de la zone Kigina. Selon des témoins oculaires, Jean  Claude Uwizeyimana a été tué et décapité à l'aide des coûteux. Son corps était allongé dans un bain de sang, poursuivent nos sources qui précisent qu'il avait disparu dans la matinée de ce mardi.

Les motifs de ce forfait restent inconnus jusqu'ici mais les conflits familiaux ne sont pas écartés, selon l'administration locale.

Eric Twizerimana, administrateur de la commune de Bugabira annonce que 6 personnes du voisinage du disparu ont déjà été appréhendées par la police et qu'elles font objet d'enquête.