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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

De l’agriculture florissante en exil….

Après les événements de 2015 au Burundi, des milliers de burundais se sont réfugiés un peu partout en Afrique, en Europe et en Amérique. Diomède Kwizera est un de ces réfugiés. Il s’est exilé en Mozambique et a développé la culture de tomates, une initiative qui lui permet de survivre aux multiples défis de la vie d’exil.

Installé à Nampula depuis 2016, Diomède kwizera âgé de 32 ans et père de famille a dû vite s’adapter à sa nouvelle vie de réfugiés. Ses débuts ne furent pas faciles car c’était la première fois qu’il quittait son pays natal. Il commence d’abord avec de petits boulots, puis grâce à l’aide de ses amis qui l’ont accueilli, il parvient à commencer ce qu’il a toujours fait, l’agriculture. « J’ai eu la chance d’avoir le soutien et l’aide de mes amis. Ils m’ont trouvé un lopin de terre pas très loin de là où nous étions installés. L’agriculture, c’est ce qu’il y’a de mieux que je sais très bien faire »

Il commence alors à cultiver des tomates, une culture bien florissante dans cette ville grâce à son climat. Petit à petit, son entreprise se développe et arrive même facilement à fournir des tomates aux revendeurs de marchés. « Aujourd’hui, je n’ai pas à aller chercher des revendeurs puisqu’ils me connaissent bien. La quantité de production n’est pas toujours la même, ça dépend du climat. J’arrive maintenant à revendre, épargner mais aussi faire vivre ma famille indépendamment de l’aide des amis qui m’ont accueilli dans ce pays,  » se réjouit Diomède kwizera.

Malgré tout le succès dans son initiative, Diomède a rencontré plusieurs défis et d’ailleurs, il en rencontre jusqu’aujourd’hui. Le manque d’insecticides et d’investissement suffisant sont les défis majeurs auxquels ce cultivateur fait face : « les insecticides sont très rares mais aussi très chers ici. En plus, j’ai toujours besoin d’investir davantage pour arriver à mes objectifs. »

Toutefois, ce jeune parent ajoute qu’il ne compte pas en rester là puisque comme il le dit, ce n’est qu’un bout de ses rêves. Il compte continuer jusqu’à pouvoir ouvrir son entreprise de production et de transformation de tomates.

Il lance enfin un appel à se confrères de toujours se passer du statut « réfugiés » puisque selon lui, être réfugié n’est pas une malédiction. Plutôt, il conseille à ses frères réfugiés d’en faire une source de motivation et de sortir le meilleur de soi-même en travaillant.

Article de presse sur l’émission Turiho du 29 Mai 2020. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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