L’ONU appelle le nouveau gouvernement à plus d’inclusivité politique

Le nouveau gouvernement du Burundi appelé à s’atteler à la consolidation de la paix et de l’unité nationale tout en assurant l’inclusivité politique. C’est du moins les conclusions du conseil de sécurité des Nations Unies réuni ce lundi 22 juin 2020.

Dans le communiqué de presse sur le Burundi prononcé ce lundi 22 juin par le représentant permanent de la France au sein de l’ONU et Président du conseil de sécurité des Nations-Unies, Nicolas de Rivière fait savoir qu’après la réunion qui s’est tenue ce 22 juin, les membres de ce conseil, à savoir les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France ont pris acte des résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle en date du 4 juin. Ils ont également pris acte de l’investiture du président de la République Evariste Ndayishimiye ainsi que de la passation pacifique de pouvoir après la mort inopinée de Pierre Nkurunziza.

Le conseil de sécurité des Nations-unies exhorte alors le nouveau gouvernement en place à consolider la paix et l’unité nationale et d’assurer la mise en place d’une politique inclusive. Ce conseil encourage également tous les partis politiques à continuer à promouvoir un climat pacifique au sein de tout le peuple burundais.

Dans cet objectif, le président du conseil de sécurité fait écho de l’appel lancé par le président de la commission de l’Union Africaine à tous les acteurs politiques et sociaux de s’engager, avec un esprit de tolérance politique, à mettre au grand jour les défis auxquels fait face le Burundi pour le bien du peuple burundais afin de créer des conditions de développement du pays.

Le président du conseil de sécurité des Nations-unies clôture ce communiqué de presse en indiquant qu’il a bien accueilli l’engagement de l’Organisation des Nations-unies à soutenir la stabilité à long terme et le développement durable et réitère à son tour son engagement à soutenir le peuple burundais.

Cela étant, lors de son investiture, le président de la République Evariste Ndayishimiye avait exprimé son refus de l’intervention de la communauté internationale dans la résolution des conflits inter-burundais.