Trop d’impôt tue l’impôt

Ces derniers jours, les taxes sont passées du simple au double au marché de Ndava de la commune Buganda en province Cibitoke.Cette hausse a provoqué un climat malsain entre les commerçants et les nouveaux percepeteurs de taxes à tel enseigne que certains commerçants ont même été jetés en prison.

Cette ambiance de discorde a commencé depuis qu’a débarqué en date du 1er mars une nouvelle équipe de percepteurs de taxes au marché de Ndava-Village avec des nouveaux tarifs. Les commerçants de ce marché indiquent qu’avec l’arrivée de cette équipe, la taxe leur imposée est devenue lourde. Les marchandises pour lesquelles l’on exigeait une taxe de 200 sont passées à 500 francs burundais. Celles pour lesquelles les  vendeurs payaient 500, la nouvelle équipe impose désormais 1000 francs. Un sac de charbon pour lequel les commerçants payaient 1000 francs burundais de taxe, a été fixé à  2000 francs. Il en est de même pour les chèvres.

Les commerçants de Ndava-Village accusent ces nouveaux percepteurs de provoquer un climat de tension au marché. Ils font savoir que dès le premier jour de prestation, ils ont fait arrêter 10 commerçants qui avaient osé leur demandé les raisons de cette hausse de taxes. Ils n’ont été relâché qu’après avoir payé une amende de 10 mille francs burundais chacun.

Les commerçants déplorent cette attitude et estiment que, même s’ils restent conscients que le bon fonctionnement de la commune dépend de la fiscalité, l’administration devrait parallèlement se rappeler qu’en  imposer trop risquerait de tout gâcher.

La rédaction de la RPA a contacté Pamphile Hakizimana administrateur de la commune Buganda, mais  il n’a pas voulu s’exprimer.

Un tel bras de fer s’était récemment manifesté dans la commune Ndava tout comme dans le reste de la province Cibitoke dans le commerce de grains de maïs. Là aussi, l’administration ne parvient pas à s’entendre avec les commerçants sur le prix d’achat. Cette situation a même valu l’arrestation d’une vingtaine de commerçants en commune Rugombo. Ils ont été relâchés après avoir payé une amende de 250 mille francs burundais chacun.