Un responsable au bureau de l’Ombudsman burundais incarcéré pour violation de la mise en quarantaine

Le chef de protocole de l’Ombudsman Burundais Edouard Nduwimana est locataire de la prison centrale de Mpimba depuis ce mercredi 30 décembre. Il serait accusé de complicité dans l’évasion du fils de l’Ombudsman pour lui éviter la quarantaine.

Le chef de protocole de l’Ombudsman burundais emprisonné se prénomme Pascal. Il est accusé d’avoir fait évader l’enfant de l’ombudsman burundais Edouard Nduwimana après son arrivée à l’aéroport Melchior Ndadaye.

Dans un procès-verbal rendu public le 25 décembre 2020 par l’autorité de l’aviation civile, il est mentionné que l’évasion s’est opérée après une longue discussion entre le personnel du service des urgences,  le personnel de l’office National du tourisme et celui de l’autorité de l’aviation civile du Burundi.

Les sources de la RPA révèlent que ces différents services de l’aéroport ci-haut cités avaient ordonné à Anelka Nduwimana, l’enfant de l’Ombudsman burundais, de subir une quarantaine  de trois jours dans l’hôtel Outlook après le test de covid-19 comme  prévu par le protocole du ministère de santé dans le but de lutter contre la propagation de cette pandémie. Le chef de protocole de l’Ombudsman burundais s’y serait, cependant, opposé et aurait pris la décision de faire évader son protégé.

Mises au courant de l’incident, les autorités de l’aéroport Melchior Ndadaye ont lancé un avis de recherche à l’endroit de ce chargé du protocole. Ce dernier fut appréhendé et conduit à la prison centrale de Mpimba où il est détenu depuis ce mercredi 30 décembre 2020.

Pour rappel, de tels actes de violation des mesures barrières par les autorités du pays ne sont pas inédits au Burundi. Le dernier cas signalé est celui de Jean-Marie Rurimirije, un des conseillers du président Evariste Ndayishimiye. En date du 27 novembre 2020, ce dernier avait refusé que sa femme séjourne dans un hôtel destiné à accueillir des personnes en provenance de l’étranger.