Relâchement dans le port de masque à Bujumbura

La mesure du port de masque obligatoire dans le transport en commun n’a pas duré longtemps en Mairie de Bujumbura. Le constat est que, à part certains bureaux qui obligent les demandeurs de services de porter les masques avant d’entrer, dans d’autres endroits il s’observe un relâchement.

Au début du mois de Janvier 2021, le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, via son porte-parole Pierre Nkurikiye, a annoncé certaines mesures arrêtées pour lutter contre la propagation du coronavirus au pays. Parmi ces mesures figuraient le port obligatoire du masque pour ceux qui font le transport en commun en mairie de Bujumbura, de même que leurs passagers. Ce jour là, même des sanctions à l’encontre de ceux qui ne s’y conformeront pas avaient été annoncées. ‘’ S’ils n’obtempèrent pas, nous irons jusqu’à les suspendre, comme c’est d’ailleurs le cas dans certains pays. C’est pour cela que nous les exortons à respecter ces gestes barrières contre la Covid-19. L’heure n’est plus au badinnage. Celui qui violera ces gestes barrières sera puni conformément à la loi.’’

Mais tout cela n’a duré que le temps de la rosée car, trois semaines après, et les chauffeurs, et les passagers ne portent plus de masques et cela au vu de la police sensée les rappeler à l’ordre. ‘’ C’est vraiment honteux. J’ai pris le bus aujourd’hui, et je peux vous dire que j’étais presque seul à porter le masque. Comment les gens peuvent se comporter de la sorte alors qu’ils savent très bien que ce virus est dangereux ? Le seul geste barrière qu’ils observent est le lavage des mains. Donc le gouvernement aussi a relâché dans la sensibilisation. Nous demandons qu’il continue à sensibiliser la population pour lutter contre la propagation de cette pandémie.  ‘’ Regrette un des habitants de Bujumbura.

Cela arrive au moment où il s’observe beaucoup de contaminations dans différents coins du pays.