Les habitants de Vyanda victimes de la lenteur du ministère de la santé publique

Les habitants de la zone Binyuro, commune Vyanda de la province Bururi demandent au ministère de la santé publique d’autoriser le fonctionnement du nouveau centre de santé  construit dans cette zone. Ce centre de santé est un don des bienfaiteurs italiens réceptionné il y a de cela une année.

Les habitants de la zone Binyuro en commune Vyanda saluent l’initiative des bienfaiteurs qui leur ont construit un centre de santé car il était difficile pour eux de se rendre à l’hôpital car très éloigné de leurs ménages. Ces habitants révèlent qu’ils ont reçu cette aide grâce à un prêtre natif de cette zone qui vit en Italie et qui a eu pitié d’eux. ‘’ Au fait, il est allé voir des blancs italiens et leur a parlé d’un coin perdu où des gens faisaient de longs trajets pour se rendre à l’hôpital, et qui plus est sur des civières. Il leur a également signifié que les centres de santé étaient quasi inexistants dans cette localité. Et, via le diocèse, ces blancs ont construit ce centre de santé et l’ont doté de tous les équipements nécessaires.’’ Témoigne notre source.

Ce don de centre de santé a été offert à la population en date du 17 Octobre 2019 par ces philanthropes d’origine Italienne en présence des représentants du diocèse Bururi, et les responsables sanitaires de cette zone. A cette époque, ces administratifs leur avaient promis que les activités n’allaient pas tarder à débuter. Une promesse non tenue jusqu’à date. ‘’ Le représentant du district sanitaire a dit que le centre de santé allait ouvrir ses portes sans tarder. Mais cela n’a pas été le cas et jusqu’aujourd’hui, les citoyens ont toujours du mal à avoir accès aux soins de santé. Si on demande aux responsables du diocèse où se situe le blocage, on nous répond que le document envoyé auprès du ministère de la santé publique n’a pas encore été signé. Et si le diocèse demande la cause au ministère, il n’obtienne pas de réponses. Et dans l’entre temps, la population continue à souffrir.’’ Indiquent les habitants de cette localité.

Ces habitants révèlent qu’ils effectuent un long trajet pour se rendre à l’hôpital le plus proche. Comme conséquences, certaines femmes font des fausses couches faute de soins, tandis que d’autres accouchent à la maison. Les choses ne sont pas aussi faciles pour les autres catégories de malades qui ont souvent des complications en cours de route vu qu’ils ne disposent que des civières comme moyen de transport.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre le porte-parole du ministère de la santé pour qu’il s’exprimer à ce sujet.