Les autorités burundaises accusées de cacher la vérité sur la propagation du Covid-19

Human Right Watch déplore le comportement du gouvernement burundais qui continue à cacher la vérité sur la situation actuelle de la pandémie du Coronavirus au pays. Dans un communiqué sorti ce mercredi, cette ONG internationale en charge des droits de l’homme fait savoir que cela désoriente la population qui se rabat sur des rumeurs.

Le nouveau président du Burundi devrait faire de la réponse au Covid-19 une priorité et intensifier le dépistage pour connaître l’étendue réelle de l’épidémie de coronavirus dans le pays. Ce sont là les propositions de l’organisation internationale de défense des droits humains, Human Right Watch, dans sa déclaration sortie ce mercredi. Human Rigths Watch fait savoir que le gouvernement du Burundi ne communique pas d’informations factuelles concernant la pandémie du COVID-19, en plus d’empêcher les médecins et les infirmiers à réagir de manière adéquate.

HRW appelle le gouvernement burundais à plus de responsabilité au lieu de toujours s’attaquer à cette organisation internationale, ce qui, pour cette organisation qui milite pour les droits des gens, ne fait qu’ajouter plus d’incertitudes et de peur à une atmosphère déjà politiquement chargée. Cette organisation onusienne rappelle au gouvernement burundais que des statistiques précises et la transparence sont nécessaires pour sauver des vies.

Même si le gouvernement du Burundi a officiellement confirmé 144 cas et un décès, HRW estime que ces chiffres sont erronés car plusieurs travailleurs médicaux et experts interrogés ont exprimé des inquiétudes quant à l’augmentation du nombre de cas présentant des symptômes de Covid-19. Ces travailleurs médicaux et experts ont accusé les autorités et l’Institut National de santé publique, INSP en sigle, géré par le gouvernement, d’empêcher le dépistage ou de ne pas faire état de la pandémie de manière adéquate, du moins si l’on en croit la déclaration de Human Right Watch.