Le ‘’Qui travaille à l’hôtel, mange à l’hôtel ‘’met en péril les mesures barrières de prévention de la Covid-19

La mise en quarantaine des personnes en provenance de l’étranger pendant trois jours n’est pas respectée par les hôtels du Burundi choisis pour cette fin. La plupart des hôtels libèrent facilement ces voyageurs avant les 72 heures exigées.

Les hôtels autorisés à accueillir ces voyageurs en provenance de l’étranger sont situés à Bujumbura et sont à peu près trente. Selon le ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA, chaque hôtel a l’obligation de disposer de ses propres véhicules consacrés au déplacement des clients depuis l’aéroport international de Bujumbura.

Le test de la Covid-19 se fait sur place juste à l’arrivée des passagers. Une fois sorti de l’aéroport, chaque voyageur est tenu de passer 72 heures à son hôtel d’accueil, en attente des résultats des tests, avant de regagner son domicile.

Toutefois, certains de ces hôtels ne respectent pas les mesures gouvernementales de lutte contre cette pandémie. En effet, les employés de ces hôtels permettent aux membres des familles de rendre visite aux leurs.

« Les employés de quelques hôtels respectent les mesures de confinement. Ils ne laissent pas des personnes venir rendre visite aux voyageurs. D’autres, par contre, laissent entrer et sortir les parentés de ces voyageurs en provenance de l’étranger. Ils vont même partager de la bière dans des bars en dehors de ces hôtels. J’ai vu moi-même de tels comportements aux hôtels City Hill, Nonara et Agena » témoigne un habitant des environs.

Et, au lieu de jouer leur rôle, les employés internes ainsi que les policiers, partagent librement des boissons avec les voyageurs qui sont en attente des résultats. Ce qui risque d’aggraver la situation vu que ces visiteurs retournent chez eux une fois les visites terminées. « Si quelqu’un vient rendre visite à un de ces voyageurs déjà atteint de la covid-19, il peut attraper le virus et contaminer les autres une fois rentré chez lui. C’est cela qui nous inquiète pour le moment », s’indigne un autre citoyen.

Différentes sources concordantes au sein de ces hôtels affirment que ces derniers s’arrogent même le droit de libérer les nouveaux venants avant les 72 heures fixées par le ministère de la santé. Une situation qui risque d’accentuer la propagation de la pandémie  dans le pays.