Le flou reste entier autour de la situation de Coronavirus au Burundi

Le gouvernement du Burundi étouffe la réalité sur la situation de Coronavirus. Certains professionnels de santé affirment qu’il y a des gens qui meurent des suites de cette pandémie, le ministère de la santé ayant refusé de faire des tests pour ces cas suspects.

A l’hôpital Kira situé à Kinindo, une femme est morte ce dimanche vers 21 heures trois jours après son admission aux urgences pour des soins intensifs. Les informations fournies par des agents de santé de l’hôpital Kira révèlent que la victime présentait des symptômes de Covid-19.

 

Depuis vendredi de la semaine dernière, l’hôpital Kira avait saisi le ministère de la santé afin de dépêcher une équipe de médecins de l’Institut national de santé publique pour faire le dépistage de cette femme mais sans succès. Les mêmes informations recueillies au sein de l’hôpital Kira ajoutent que le même hôpital a également saisi les responsables de l’organisation mondiale de la santé au Burundi. Ces derniers sont venus pour faire seulement le constat car ils n’ont pas droit de faire ce dépistage de Coronavirus.

 

Après le décès de cette patiente, les responsables de cet établissement sanitaire n’ont pas autorisé à sa famille de manipuler son corps. Le corps qui a été conduit à la morgue en suivant le même protocole que celui utilisé pour le corps de la première victime de Covid-19 en date du 12 avril dernier à ce même hôpital.

 

En plus des deux cas de décès au Coronavirus, certains burundais qui sont testés positifs au covid-19 dans les pays de la région entrent librement au Burundi. Le cas illustratif est celui d’un chauffeur burundais qui a été dépisté en Ouganda. Les résultats attestant qu’il est atteint de Coronavirus ont été publié ce dimanche par le ministère de la santé de l’Ouganda alors que ledit chauffeur avait déjà quitté le sol ougandais et est entré au Burundi.

 

D’autres informations qui nous parviennent indiquent que certains porteurs saints de ce virus ont peur de saisir les responsables de la santé car ayant déjà constaté le manque de volonté du gouvernement du Burundi de reconnaitre les cas positifs de cette pandémie. Ces derniers, n’ayant pas d’autres choix, optent pour l’automédication.

 

A ce propos, la rédaction de la RPA a contacté Dr Thaddée Ndikumana, ministre de la santé et de lutte contre le sida, et Dr Jean-Bosco Girukwishaka, le porte-parole dudit ministère mais personne n’a décroché son téléphone.