La vie des militaires burundais de l’Amisom hypothéquée par leur commandement pour des intérêts personnels

Les militaires burundais du 12ème contingent en mission de maintien de la paix en Somalie craignent d’attraper le coronavirus suite à la reprise des activités commerciales qui avaient été suspendues dans les enceintes du camp depuis 3 mois. Ces militaires demandent à leurs responsables de faire tout leur possible pour éviter la propagation de ce virus dans ledit camp.

Issus de 5 bataillons, c'est-à-dire du 52ème au 56ème bataillon, ces militaires burundais du 12ème contingent sont estimés à peu près 600. Ils sont campés dans la localité de Joar-city.

Les informations en provenance de certains de ces militaires qui campent dans la localité de Joar-city font savoir que, depuis l’apparition de la pandémie de coronavirus en Afrique au mois de mars, toutes les activités commerciales au sein de ce camp étaient suspendues. Sur deux boutiques que comptaient ce camp, seule une était à ce moment opérationnel, l’autre ayant été fermée car son propriétaire avait trempé dans le commerce de cartouches. 

Mais, poursuivent nos sources, à la grande surprise de ces militaires, un citoyen somalien propriétaire de cette boutique opérationnelle s’est pointé ce dimanche dans ce camp et a rouvert sa boutique sans s’inquiéter de rien. Les mêmes sources font savoir qu’il était accompagné par le Major Ndayishimiye, commandant de la police militaire au sein du 12ème contingent, un haut gradé qui tirerait profit de ce commerce. Pour le moment, ces militaires craignent d’attraper la Covid-19 et demandent à leurs chefs hiérarchiques de mettre tout en œuvre pour mettre fin à ce mouvement de vas et viens dans ledit camp.

A ce propos, nous n’avons pas pu joindre le général de brigade Richard Banyankimbona, commandant du 12ème contingent Amisom, de même que le colonel Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise.