La Covid-19 sème la panique dans les provinces frontalières

La peur d’attraper le coronavirus s’installe de plus en plus chez la population proche de certaines des frontières du Burundi avec les pays voisins. C’est suite au mouvement des va-et-vient des burundais qui traversent les frontières. La population accuse certains éléments de la police et certains administratifs de complicité vu qu’ils laissent passer ces gens moyennant des pots-de-vin.

La population de la commune Rugombo en province Cibitoke se dit inquiète. Pour cause, les frontières officiellement fermées restent poreuses. ‘’Les Imbonerakure vont nous créer des ennuis car ils continuent à traverser la Rusizi pour se rendre au Congo. Et, avec les cas de malades présentant les symptômes du coronavirus qui sont recensés quotidiennement, on craint que ces jeunes ne nous importent ce virus.’’ Témoigne un des habitants de la place.

Selon nos sources, certains administratifs et policiers sont complices de la fraude qui s’opère sur la frontière burundo-congolaise. ‘’A la tête de ces groupes de trafiquants se trouve le chef de zone Cibitoke du nom d’Antoine Mbonimpa. A Rugombo, c’est un certain Ramadhan, chef du secteur Mparambo et en même temps représentant communal adjoint du parti Cndd-Fdd. A chaque traversée, ces autorités empochent  30 à 40 mille francs burundais par personne. Tout ça se passe au vu et au su des militaires et policiers.’’ Regrette ce citoyen qui s’est entretenu avec la RPA.

La porosité de la frontière est également signalée en commune Mabanda de la province Makamba. Des mouvements de va-et[h1] -vient sont signalés sur les entrées non officielles. De plus, certains agents de la police de l’air, des frontières et des étrangers ‘’PAFE’’ sont aussi accusés de laisser passer des burundais qui sortent ou rentrent au pays, et ce moyennant une somme comprise entre 50 et 100 mille francs burundais.

Contactées par la rédaction de la RPA, Beatrice Kaderi, administrateur de la commune Rugombo et Laetitia Niyonkuru, administrateur de la commune Mabanda, se sont gardées de tout commentaire.