Un cadre de l’urbanisme condamné à 21 ans de prison ferme pour meurtre

21 ans de prison ferme et une amende qui dépasse légèrement 5 millions de francs burundais, telle est la peine prononcée ce mercredi 06 janvier 2021 par la cour d’appel de Gitega, à l’endroit de l’ancien responsable de l’urbanisme et de l’habitat dans la région Centre-Est. Une autorité accusée de complicité d’assassinat d’un présumé voleur. Trois de ses coauteurs ont, quant à eux, été condamnés à perpétuité, en plus d’une amende équivalente à celle du premier condamné. 

Aimé Irambona, ancien responsable de l’urbanisme et de l’habitat dans la région Centre-Est a comparu ce mercredi 06 janvier devant  la cour d’appel de Gitega, en compagnie de 5 autres coaccusés. Il a été appréhendé le 26 décembre 2020 avec un cadavre d’un présumé voleur nommé Ezéchiel Ndayisenga à bord de son véhicule. En même temps ancien responsable adjoint des Imbonerakure en province Gitega, Aimé Irambona avait été jugé dans un procès de flagrance le 28 décembre, par le tribunal de grande instance de Gitega. Il avait été condamné à 4 ans de prison ferme. 4 autres personnes impliquées dans ce dossier avaient été  condamnées à une peine de 2 à 5 ans de prison.

Ce mercredi, devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Gitega, le représentant du ministère public a condamné tous les six prévenus pour homicide volontaire et crime prémédité. En plus, le substitut du procureur général près la cour d’appel de Gitega a déploré les irrégularités qui ont caractérisé le jugement rendu par le tribunal de grande instance le 28 décembre.

Accusé de complicité dans ce crime, Aimé Irambona a été condamné à une peine de 21 ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 5.288.800 francs burundais. Ses trois employés ont, quant à eux, été condamnés à la prison à vie, en plus d’une amende équivalente à celle du premier. Un policier et ancien garde du corps d’Aimé Irambona va passer une année en prison tandis que le sixième prévenu a écopé de six mois d’emprisonnement.

Le présumé voleur du nom d’Ezéchiel Ndayisenga a succombé aux blessures occasionnées par les coups lui infligés la nuit du 26 décembre dans les enceintes de l’hôtel appartenant à Aimé Irambona. Ce dernier a alors été intercepté la même nuit, alors qu’il tentait de se débarrasser du corps de la victime en le jetant dans la rivière Ruvyironza.