Quand les propos d’Evariste Ndayishimiye n’ont pas la force d’autorité

Les promesses du président burundais ne sont jamais prises en considération par ses services. Lors de l’ouverture des activités de la justice pour l’année 2020-2021, Evariste Ndayishimiye a promis une justice équitable à tous les burundais. Pourtant, des tortures et des assassinats sont légion sans que la justice n’agisse.

Lors de son discours de l’ouverture des activités de l’année judiciaire le 02 Octobre de cette année, le président Evariste Ndayishimiye a promis à tous les burundais une justice équitable comme fondement de son gouvernement. ‘’ Notre thème pour cette année est la justice qui tranquillise tous. C’est ça la préoccupation du gouvernement. Ce thème arrive au bon moment car, pour que le gouvernement soit parent pour tous au vrai sens du terme, il faut que la justice soit équitable sans exception aucune.’’

Depuis, cette promesse n’est pas tenue. L’exemple illustratif est celui de l’enseignant de la province Mwaro du nom de Mélance Ndikumana. Ce dernier a été torturé par des agents du service national des renseignements jusqu’à la mort, accusé d’avoir  planifié la mort de son frère. L’autre exemple est celui de trois personnes accusées d’avoir tué un membre du parti CNL de la commune Bwambarangwe de la province Kirundo. L’une des accusés du nom de Consolate Kandava a été libérée sans aucun procès, ce qui ne tranquillise pas la famille de la victime.

De plus, le président Evariste Ndayishimiye avait promis aux burundais de s’impliquer de façon significative dans la résolution des problèmes de la justice pour que personne ne soit plus au-dessus de la loi. ‘’ Pour le moment, le gouvernement va prendre en main, lui-même, les défis de la justice dans tout le pays. Que les conflits soient résolus et que les procès soient jugés suivant le règlement pour que personne ne soit plus au-dessus de la loi, y compris même le président car, lui aussi, quand il trahit le pays et le peuple la loi s’applique. D’ailleurs, le principal rôle des lois est que personne n’entache plus notre communauté, ce qui nous a conduit dans des divisions.’’ Avait martelé le numéro un burundais.

Autant de discours tandis que des Imbonerakure sont pointés du doigt dans différentes bavures à travers tout le pays sans qu’ils soient inquiétés. Par exemple, un Imbonerakure de la commune Kivoga en province Rutana a violé une jeune fille mais a été libéré une semaine après et sans procès, alors qu’il avait été attrapé en flagrant délit.