Première audience dans le fond de l’affaire du député Fabien Banciryanino

Comparution ce vendredi 19 mars en audience publique de l'honorable Fabien Banciryanino devant le tribunal de grande instance de Ntahangwa. Accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l'État et de  rébellion, une peine de 2 ans et 2 mois d’emprisonnement lui a été requis.

Le ministère public a accusé le député Fabien Banciryanino de deux infractions, qui sont l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et la rébellion. Pour cette première infraction, le ministère public a expliqué que l’ancien député a tenté d’animer une conférence de presse sans l’aval de l’administration. Se défendant, l’ancien député, assisté par ses avocats, a fait savoir qu’il avait adressé une correspondance au maire de la ville, lui faisant part de son intention de démentir les propos calomnieux qui, cette période-là, étaient diffusés sur des réseaux sociaux et que le maire ne lui a pas répondu. Par ailleurs, a ajouté l’accusé, animer une conférence de presse ne peut en rien perturber la sécurité.

Fabien Banciryanino est également accusé de rébellion pour avoir refusé de donner les documents de sa parcelle à l’ancien chef de zone Ngagara. Sur ça, cet ancien représentant du peuple a nuancé qu’il n’a pas refusé de les lui donner mais plutôt qu’il lui a signifié qu’il montrera lesdits documents au maire de la ville, car l’ancien chef de zone Ngagara était parmi ceux qui le persécutaient, a souligné Fabien Banciryanino.

Le ministère public a donc requis une peine de deux ans d’emprisonnement pour la première infraction. Et pour la deuxième, il a demandé pour l’ancien député 2 mois de prison et une amende de 100.000 francs burundais.

La partie accusée elle, a  demandé  sa libération.

L’affaire a été mise en délibéré et le verdict du tribunal de grande instance de Ntahangwa sera connu dans 30 jours. L’ancien député Fabien Banciryanino est en détention depuis le mois d’Octobre dernier.