Deuxième audience ce mercredi dans le procès du procureur de Bubanza

L’audience s’est déroulée au parquet général près la Cour anti-corruption. Toutes les parties ont été auditionnées et le procès a été mis en délibéré. Le verdict est attendu pour le 17 de ce mois

Le substitut du procureur de la République en province de Bubanza arrêté en flagrant délit en train de percevoir de la corruption de 400 mille francs burundais est le nommé Janvier Girukwishaka.

Son procès qui fait partie des procès en flagrance a commencé ce mardi pour se poursuivre ce mercredi.  Après audition des témoins, le siège a demandé à l’accusé de présenter sa défense par rapport aux accusations. Le substitut du procureur à Bubanza a ainsi nié d’avoir accepté une quelconque corruption arguant qu’il a été sollicité pour aider dans un dossier de 3 hommes impliqués dans la mise en application d’un avortement. Il a ajouté que le dossier de ces 3 hommes présumés coupables d’un avortement n’était pas encore fixé devant la Cour de Bubanza car le dossier était encore devant l’Officier de la police judiciaire de Mpanda et que c’est ce qu’il a répondu aux proches des 3 hommes qui l’ont approché.

Le siège a demandé à Janvier Girukwishaka pourquoi il n’a pas dénoncé ces hommes qui lui ont avancé de la corruption. L’accusé s’est défendu arguant que les proches des 3 présumés coupables d’avortement sont venus le voir un samedi et qu’il comptait les dénoncer le lundi, le jour qui a coïncidé avec son arrestation.

Quant à l’argent qu’il avait sur lui et dont les proches de ces 3 hommes ont dit que ce sont eux qui le lui avaient donné comme corruption, Janvier Girukwoishaka a plutôt répliqué que cet argent était le prix du riz qu’il venait de vendre à ces personnes.

Le siège a par la suite demandé au ministère public de faire son réquisitoire et ce dernier a demandé pour l’accusé une peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 500 mille francs burundais.            

Face à ce réquisitoire, l’accusé a demandé au siège que le crime lui imputé soit changé et qu’il soit poursuivi plutôt pour avoir tenté d’aider des présumé coupables car le dossier ne lui avait pas encore été présenté. Il a ainsi demandé le pardon au siège pour cette tentative. Le siège a alors déclaré que le procès est mis en délibéré et que le verdict sera prononcé en date du 17 Août courant.