Quand la CNTB se met à semer la zizanie

La commission nationale des terres et autres biens risque de créer des tensions entre les habitants des provinces du Sud du pays. Cette commission revient sur des litiges fonciers déjà réglés en favorisant une catégorie des concernés. Les habitants de ces provinces  affirment que les agents de la CNTB  le font pour des intérêts sectaires.

Ces habitants qui alertent sont principalement ceux des provinces Makamba et Rumonge. Ils sont constitués par des rapatriés qui avaient ont fui le pays en 1972 et les résidents. Les deux camps accusent la CNTB de vouloir semer la zizanie. Ils fondent leurs accusations sur la récente mesure de cette commission de réviser les dossiers des conflits fonciers déjà tranchés, et ce en violation de la loi et pour des intérêts sectaires.

‘’ La CNTB est en train de faire la révision de tous les procès. Elle est en train de changer tout ce qui avait été fait avant. Ce qui est grave, c’est que, au lieu de réconcilier la population, la CNTB travaille comme un commissionnaire. Quand tu as un procès et que tu réclames 5 parcelles, les membres de la CNTB te demandent si tu es prêt à leur céder deux parcelles une fois qu’ils t’auront aidé à obtenir gain de cause. Et si tu acceptes, là tu es sûr de gagner le procès.’’ Témoigne un des habitants de la place.

Ces habitants révèlent aussi que certains agents de la CNTB exproprient certains d’entre eux après avoir empoché des pots-de-vin. ‘’ Parfois les membres de la CNTB approchent ceux qui sont en conflit et leur montrent comment ils peuvent gagner leurs procès, à condition de leur donner un pot-de-vin consistant. Ceux qui ne donnent pas un intéressement à ces agents sont assurés de perdre leurs procès même si ils sont dans leur droit. C’est un scénario qui est malheureusement très courant.’’

Au moment où la CNTB dit être décidée à mettre en pratique la mesure de réviser ces dossiers, les habitants des provinces du sud, eux, jurent ne pas se laisser faire et promettent de mener une lutte farouche afin de ne pas perdre leurs terres.

A ce propos, la rédaction de la RPA a contacté Dieudonné Mbonimpa, porte-parole de la CNTB, mais il n’a pas décroché son téléphone.