Le silence du MCVE le rend coupable et complice de Gitega.

Le Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi de la CIRGL, MCVE, refuse de s’exprimer sur le dossier des 19 combattants de RED- TABARA remis  aux autorités burundaises.  Ce qui renforce les inquiétudes  dans l’opinion surtout que le sort de ces combattants reste inconnu.

Le 18 août dernier, la rédaction de la RPA a contacté le commandant du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargie de la CIRCGL, le colonel José Rui Miranda pour avoir des informations fiables sur la situation des combattants du mouvement  Red-Tabara. A l’époque, des rumeurs  liées à leur détention aux apparences irrégulière disaient que leurs vies seraient en danger surtout que les délais légaux de détention avaient été largement dépassés. Briefé sur les raisons de l’appel,  le  Col  Miranda  a répondu qu’il était en voyage de retour du Burundi vers la ville de Goma,  siège du MCVE. Il a promis de s’exprimer le lendemain.

 Depuis lors, deux autres échanges ont eu lieu entre le Colonel José Rui Miranda et la rédaction jusqu’à demander préalablement les questions à transmettre au porte-parole du mécanisme.  Un poste qui, avons-nous  appris, n’existe pas.

Après toute une semaine de silence- radio, le commandant du MCVE a fait transmettre via son assistante un message à la rédaction de la Radio Publique Africaine  que  je cite « le MCVE  ne parle pas aux médias, il faut contacter les Etats concernés ». Fin de citation. Dans le cas d’espèce, ces Etats sont le Rwanda et le Burundi.

Les 19 combattants du Red-Tabara ont été remis aux autorités burundaises en date du 30 juillet 2021. La remise a eu lieu à la frontière burundo- rwandaise à Nemba  en présence du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargie de la CIRCGL, la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs qui est en réalité responsable  et garant de cette remise de ces combattants burundais.  Mais plus d’un mois après cette remise des combattants, le lieu et les conditions de leur détention ainsi que  l’état de leur dossier judiciaire restent inconnus.