Des réfugiés burundais de Nduta sans trace depuis plus d’une semaine

Deux réfugiés burundais du camp de Nduta en Tanzanie sont portés disparus depuis plus d’une semaine. Les victimes seraient des proches des huit refugiés déportés avant d’être incarcérés au Burundi. Selon nos sources, les deux seraient accusés d’avoir donné des informations relatives à cette déportation aux défenseurs des droits de l’homme.

Le prénommé Juvénal, veilleur au siège de WILAC et  un autre dont l’identification n’est pas encore connue sont les noms de ces deux réfugiés kidnappés vers la fin de la semaine dernière. Selon des réfugiés du camp de Nduta, ces deux victimes ont été enlevées samedi et dimanche derniers. ‘’Juvénal habite au village 11 de la zone 3, et plus précisément au no 51. Il travaillait comme sentinelle et a été enlevé alors qu’il était à son poste. Une autre personne dont nous ignorons encore le nom a été elle aussi arrêtée sur son lieu de travail, c’était aux environs de 1 heure du matin.’’ Témoigne un des réfugiés.

Les ravisseurs des deux réfugiés se déplaçaient à bord d’un véhicule qui n’a pas été identifié. Les réfugiés burundais du camp de Nduta révèlent que leurs voisins auraient été ciblées parce qu’elles sont entrées en contact avec les défenseurs des droits de l’homme qu’elles auraient renseigné sur les crimes qui se commettent dans ce camp de Nduta. ‘’ Le véhicule qui les a embarqués n’avait pas de plaques d’immatriculation et avait des vitres teintées. Ils seraient victimes d’avoir parlé aux défenseurs des droits humains de certaines persécutions infligées aux réfugiés, du moins selon les rumeurs qui circulent. Et il parait que ces réfugiés ont des proches parmi les réfugiés qui ont été déportés au Burundi’’ Poursuit notre source.

Pour rappel, le dossier de ces 8 burundais récemment déportés a fait l’objet de débat lors du dialogue interactif en marge de la 46ème session de la commission des droits de l’homme tenue ce jeudi 12 mars 2021.